Devenir Maître de stage universitaire

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Motivations et freins des médecins généralistes à être maître de stage : étude auprès de 382 médecins

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Auteurs : J. Allainmat,  M. Foulques,  A. Tardy,  C. Bouton
Courriel : mathilde_foulques@yahoo.fr

Introduction :
Une part importante de la formation des futurs médecins généralistes s'effectue lors de stages ambulatoires. Ces stages s'effectuent chez des médecins généralistes volontaires, maîtres de stage des universités (MSU). Le nombre important de départs en retraite des MSU et l'augmentation nécessaire du nombre de terrains de stage en lien avec la hausse du numérus clausus, posent des soucis de recrutement aux Département de Médecine Générale (DMG). L'objectif de ce travail était de connaître les motivations et les réticences des médecins généralistes de trois départements à devenir MSU afin de donner des orientations au DMG pour faciliter le recrutement de nouveaux MSU.

Objectif :
Cette étude quantitative a été réalisée par le biais d'un questionnaire électronique avec un recueil de données effectué entre juillet 2013 et février 2014. Les 265 MSU d'une faculté ont été interrogés ainsi que 550 non MSU des trois départements rattachés à cette faculté, tirés au sort.

Méthode et moyens :
192 MSU et 190 non MSU ont répondu. Les principales motivations des MSU et non MSU sont les mêmes, classées dans un ordre différent : transmettre des connaissances, donner l'envie d'exercer en soins primaires, continuer à se mettre à jour aux côtés de l'étudiant, avoir un autre regard sur sa pratique et les relations humaines qui peuvent se créer. Concernant les principaux freins, le manque de temps, la désorganisation de la méthode de travail et le fait de se sentir observé sont cités par tous. En revanche, les lourdeurs administratives et l'obligation de formation pédagogique sont des freins cités principalement par les non MSU. 62,1% des non MSU répondants n'excluent pas d'être MSU.

Résultats attendus :
Le DMG va ainsi pouvoir orienter l'information donnée lors du recrutement des MSU en fonction des réticences et motivations évoquées.

Evaluation d'une méthode de recrutement de maitres de stage universitaires en Ile de France

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Auteurs  : E. Zarrad,    G. Ibanez
Courriel : gladys.ibanez@upmc.fr

Introduction :
Des actions politiques ont été menées récemment en faveur de la formation et de l'installation des médecins généralistes. Un des enjeux actuels concernent le recrutement de nouveaux maîtres de stage universitaires. L'objectif de cette étude a été de proposer et d'évaluer une méthode de recrutement de MSU (maitre de stage universitaire).

Objectif :
Une étude d'intervention comparative non randomisée a été menée entre le 20 septembre 2013 et le 1er octobre 2014 auprès des médecins généralistes exerçant en Ile de France. Deux interventions ont été comparées: une méthode de référence qui a consisté en l'envoi d'un courrier postal à tous les médecins généralistes ; et une méthode qui a consisté en une sensibilisation des internes de médecine générale afin de contacter par téléphone (eux-mêmes ou via une tierce personne), un médecin généraliste de leur entourage potentiellement candidat à la maîtrise de stage.

Méthode et moyens :
Parmi les sept facultés franciliennes, cinq d'entre elles ont accepté l'intervention. Parmi ces 293 questionnaires, le nombre de médecins proposés a été de 152 (51,9%). Parmi les 132 médecins inclus au final, 113 (85,6%) ont été effectivement contactés. Parmi les médecins contactés, 20 (15.2%) se sont déclarés intéressés pour devenir MSU et ont été mis en contact avec un référent de faculté. Ce taux de recrutement a été significativement supérieur à celui obtenu par la méthode de référence (p<0.0001).

Résultats attendus :
Il est probablement nécessaire d'anticiper, d'évaluer et de diffuser les méthodes de recrutement de MSU pour mieux connaître l'efficacité de ses actions et permettre une mutualisation des moyens.

Devenir enseignant de médecine générale, qu'en pensent les jeunes généralistes ?

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Auteurs  : Y. Brabant,  V. Olariu,  B. Frêche,  P. Audier,  P. Archambault,  T. Valette
Courriel : dmg.yannbrabant@gmail.com

Introduction :
Dans notre région, devant l'augmentation du nombre d'externes et d'Internes de médecine générale (IMG) ainsi que le départ en retraite de plusieurs Maîtres de stage des Universités (MSU), il était urgent de mobiliser de nouvelles ressources humaines pour enseigner la médecine générale. En plus d'une campagne de recrutement de médecins généralistes installés, il est important d'anticiper en interpellant les jeunes généralistes.
L'objectif de notre étude était de décrire les souhaits d'implication dans l'enseignement de la médecine générale des jeunes généralistes terminant leurs études.


Objectif :
Enquête auprès de l'ensemble des IMG de 3e année soutenant leur mémoire de fin d'études. Un auto-questionnaire a été rempli après la soutenance. Les questions posées exploraient le projet d'installation du jeune généraliste, sa satisfaction quant à la pédagogie proposée lors du DES et son souhait de devenir tuteur ou maître de stage pour les externes et pour les internes, ainsi que le délai envisagé.

Méthode et moyens :
Les jeunes généralistes terminant leur cursus seraient une majorité à souhaiter devenir tuteur et maître de stage.

Résultats attendus :
Il semblerait que la jeune génération de médecins généralistes soit prête à s'investir dans l'enseignement de la médecine générale. Le mode de recueil a favorisé la participation mais également un biais de désirabilité sociale. L'intérêt pratique de cette étude a été de constituer une base de données des volontaires afin de pouvoir les recontacter en temps utile. La pertinence de la prise en charge des étudiants pourrait être garantie par une formation adaptée et éventuellement par un accompagnement par des MSU plus expérimentés. Une évaluation à distance permettra de préciser si les jeunes généralistes qui souhaitaient débuter l'enseignement ont finalement été recrutés.

Des Groupes pédagogiques de proximité pour une dimension universitaire au cœur des bassins de santé

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Auteurs : P. Mesthé,    M. Delahaye,    M. Bismuth ,    M.-E. Rouge Bugat,    M.Vidal,    A. Stillmunkes,    A. Freyens,    T. Brillac,    L. Latrous,    J. Birebent,    J.-P. Carme,    B.Escourrou,    S.Oustric
Courriel : m.bismuth@wanadoo.fr

Introduction :
Les Internes  du DES de médecine générale réalisent 6 semestres de stages pratiques au cœur des bassins de santé de notre vaste région. Il faut organiser le suivi des traces d'apprentissage et les Maîtres de stage exerçant  dans ces bassins, et/ou les tuteurs sont souvent très éloignés des lieux de stage. Notre DUMG propose d'organiser les MSU en groupes pédagogiques de proximité (GPP) pour  un encadrement pédagogique de proximité afin d'améliorer  l'acquisition de leurs compétences professionnelles.

Méthode :
Un GPP est composé :
  • de MSU installés dans chacun de nos 33 bassins de santé avec un MSU référent, un responsable départemental assurant le lien entre référents GPP et DUMG. Ils  prennent en charge certains enseignements.
  • de tuteurs qui prennent en charge localement les étudiants sur des périodes de 6 mois.
  • un port folio électronique, outil de traçabilité des apprentissages et de coordination est créé
Une formation pour  tous les responsables de GPP est organisée.


Résultats :
Reforme en place au 1 novembre 2014 après 1 an d'expérimentation.
33 GPP, 8 responsables départementaux,
Chaque MSU s'implique  dans l'animation des AEP ou dans le nouveau tutorat voire dans les deux.
Séminaire de formation réalisé en septembre 2014 regroupant 50 MSU
Un guide résumé du fonctionnement des GPP est mis à la disposition des MSU.
Le nouveau Portfolio électronique est opérationnel pour cette nouvelle organisation.


Discussion :
La proximité facilitera la supervision pédagogique et les échanges Internes-Maitres de stage libéraux et hospitaliers-tuteurs. Les MSU réaliseront pleinement leur mission universitaire au cœur de leurs  bassins de santé.
Cette organisation  devrait inciter  les Internes à réaliser plusieurs stages dans le même bassin de santé pour y développer des projets professionnels
Le nouveau portfolio électronique garant du recueil des traces d'apprentissage en vue de la validation du DES permet  un partage permanent de l'information entre les intervenants.

Certifier le niveau de formation par un « label CNGE Formation »

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Auteurs : M. Bayen,  N. Dumoitier,  A. Bottet
Courriel : mbayen001@cegetel.rss.fr

Introduction :
La politique de formation du CNGE consiste à proposer des séminaires ou programmes à une cible très large avec des objectifs adaptés. Du praticien généraliste qui s'engage dans la maîtrise de stage au candidat souhaitant acquérir un niveau d'expertise en médecine générale, CNGE Formation poursuit les mêmes objectifs :
  • partager les concepts et la vision de la spécialité médecine générale ;
  • harmoniser le curriculum scientifique et pédagogique des enseignants de la discipline ;
  • s'inscrire dans une démarche de qualité pour améliorer les pratiques.
Le bureau et le Conseil Scientifique et Pédagogique (CSP) de CNGE Formation ont souhaité formaliser le cursus pédagogique pour le rendre plus accessible et certifier le niveau de formation atteint sous le vocable de «label».


Méthode :
Différents labels seraient mis en place en fonction des formations suivies pour aboutir à une certification :
  • Trois labels pour la maîtrise de stage
  • Trois labels de formation d'engagement pédagogique
  • Un label expert
  • Un label concepteur de programmes.


Résultats :
La mise en place de ces labels a pour objet l'homogénéisation du niveau pédagogique exigé par chaque Département de Médecine Générale (DMG) et la meilleure lisibilité du cursus suivi au sein de la communauté des enseignants de la discipline.

Discussion :
La formation est un des éléments de la charte des MSU, référence désormais nationale utilisée dans de nombreuses facultés. La formation est nécessaire à la démarche intellectuelle et réflexive de l'enseignant de médecine générale, maître de stage des universités(MSU). La mise en place de ce label certifiera le niveau formatif de chaque MSU.
Chaque DMG pourra adapter ce «label CNGE formation» aux réalités de terrain, localement, comme cela a été effectué pour la charte.
La mise en place de ce label permettra :
  • D'harmoniser le curriculum pédagogique des enseignants de la discipline
  • D'inscrire chaque enseignant dans une démarche de qualité.