Plénières

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Quelle est la place de la Médecine Générale dans la formation de base de Médecine ? Point de vue belge et français pour développer des stratégies d'implantation efficaces.

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Modérateur : Sébastien Leruste
Courriel : s.leruste@free.fr

Intervenants : Dr. Matthieu Calafiore, SNEMG - Pr Didier du Boullay, UCL - Pr Christian Ghasarossian, Paris Descartes et responsable pédagogique du CNGE - Pr. Didier Giet, ULG - Pr Marco Schetgen, ULB -  Pr Jean-Pierre Vinel, Président de la conférence des Doyens

Contexte :
L'enseignement de la Médecine Générale (MG), jeune discipline universitaire se développe depuis plusieurs années dans les facultés belges et françaises. Les paradigmes belges et français sont différents  mais en pratique les problématiques sont similaires.
En Belgique il n'y a pas de centralisme fédéral. Chaque faculté a développé un enseignement de la MG pour tous les étudiants. Celui-ci est réalisé par des titulaires de la discipline. Il est obligatoire et fait l'objet d'un contrôle comme pour les autres disciplines. Il n'y a pas d'équivalent aux épreuves classantes nationales (ECN) en Belgique.
Pour l'enseignement pratique, deux stages ont été mis en place. Des enseignements facultatifs et " séducteurs " ont également été mis en place.
En France, il y a un cadre national avec un programme national et une déclinaison locale dans chaque Unité de Formation et de Recherche avec l'adaptation locale liée aux contraintes et aux atouts de chacune d'elles. Un enseignement de la MG figure parmi les choix possibles dans le cadre des enseignements à choix libre L'attribution des unités d'enseignement, le passage en grade licence, master et la réforme de l'eECN ouvrent une opportunité de négocier la place de la discipline MG dans l'enseignement théorique et pratique du 2e cycle.

Objectifs :               
  • Quelle légitimité ont les enseignants de MG à être présents en FMI de base ?
  • Pourquoi les étudiants demanderaient-ils plus d'enseignants de MG dans les facultés ?
  • Quelles sont les stratégies possibles d'implantation de la MG en FMI de base au sein de la faculté ?

Déroulé :
Après un exposé des points de vue des participants sur la place de la MG dans la formation de base de Médecine, le temps de questions réponses avec la salle permettra de débattre de la place de la Médecine Générale en FMI et d'élaborer des stratégies d'implantation.

Certification et qualification 

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Modérateur : Christian Ghasarossian
Courriel : DOCGHASA@aol.com

Intervenants :
Dr Patrick Bouet, Président CNOM  -  Pr Pierre-Louis Druais, Président CMG  - Pr Bernard Gay,  représentant à la commission de qualification

Le problème de la certification-qualification est assez complexe. Il y a là deux procédures distinctes. En France, c'est l'Université qui certifie et délivre les diplômes et c'est l'Ordre qui qualifie et autorise l'exercice professionnel. La difficulté vient du fait que les procédures ne sont pas clairement identifiées. La procédure de certification est inexistante en France : l'Université valide le DES et délivre un diplôme d'état de docteur en médecine, sans que des critères de compétences soient vérifiés, du moins pour la plupart des spécialités.
La demande rémanente du CNGE depuis 1999 (10° rencontres du CNGE à La Sorbonne) d'instituer une réelle procédure de certification des compétences se heurte toujours à une grande inertie. La procédure de qualification est perturbée par les évolutions du contexte : spécialité de médecine générale, médecins à diplôme européen, médecins à diplôme hors Europe, décret sur l'Insuffisance professionnelle ...
Dans ce contexte quelles sont les relations entre Université/Ordre/Ministères (CNG)? Comment améliorer la cohérence de cette double procédure avec quels moyens, quels outils, quelles volontés?

Les statines, pour quels patients ? 

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Modératrice : Caroline Huas
Courriel : carohuas@gmail.com

Intervenants : Pr Isabelle Aubin-Auger,  Dr Rémy Boussageon, Dr Denis Pouchain, Conseil scientifique de CNGE Collège Académique - Pr François Gueyffier, Université Lyon 1

En 2013, la Heart American Association, ne recommandait plus l'atteinte d'une valeur cible de LDL-cholestérol d'un patient sous statine, ni même la surveillance biologique au cours du suivi. Dans le même temps, l'ANSM constatait " une surprescription de statines en prévention primaire - en regard notamment des effets secondaires possibles de ces molécules - chez des personnes qui ne sont pas à haut risque, en même temps qu'un défaut de prescription de statines chez des patients qui le justifieraient ".  Les recommandations françaises actuelles préconisent en prévention primaire des valeurs cibles en fonction du nombre de facteurs de risque cardio-vasculaires.
Comment s'y retrouver ?
Cette plénière a pour objectif principal de partager les meilleures preuves cliniques pour optimiser la prise en charge des patients hypercholesterolémiques, au regard de leur risque cardiovasculaire individuel global. Cette plénière comportera successivement :
* Une présentation factuelle de la recommandation américaine de 2013 et de ses spécificités : adaptation de la posologie des statines selon le niveau de risque individuel, abandon des cibles au profit d'une réduction relative du LDL-c, abandon de la surveillance biologique, calcul du risque cardiovasculaire absolu etc.
* Une présentation des faits (issus des essais comparatifs randomisés) argumentant cette recommandation.
* Une présentation des différentes équations de calcul du risque cardiovasculaire (SCORE, Framingham-Laurier, QRISK2, etc.), et de leur validité en France
* Une proposition " Comment faire en pratique ? " en s'appuyant sur les données actuelles de la science.
* Une discussion avec la salle
A l'issue de cette plénière, les participants disposeront d'éléments utiles, clairs, et validés pour discerner la meilleure stratégie thérapeutique hypolipémiante à proposer à leurs patients dans le cadre de la prise en charge de leur risque cardiovasculaire. 

Universitarisation des MSP

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Modérateur : Jean-Noël Beis
Courriel : jn.beis@cnge.fr

Intervenants : Pierre de Haas, Président de la FFMPS - José Gomes, DMG de Poitiers - Pr Anne-Marie Lehr Drylewicz, CNGE Collège Académique - Agnès Guillaume, AFDET

Par définition, la médecine générale s'exerce en ambulatoire, au plus près du contexte de vie des patients. Les enseignants universitaires de médecine générale " exercent leur activité de soins en médecine générale et ambulatoire " (loi du 8 février 2008).
Les évolutions sociodémographiques ont conduit à la création de maisons et de groupements de santé pluriprofessionnels. Initialement, cette nouvelle organisation de l'offre de soins visait à répondre aux attentes des professionnels en matière d'exercice (rompre l'isolement) et à mettre à disposition des populations des services de qualité. La transformation de l'exercice en soins primaires a rebattu les cartes : la prise en compte des pathologies chroniques est désormais " centrée patient ", au détriment de l'organisation antérieure via des réseaux thématiques. Les structures sont pluriprofessionnelles : sages-femmes, infirmières, kinésithérapeutes, médecins, ... constituent une équipe dont la collaboration autour du patient contribue à la qualité des soins. La clinique doit primer sur la technique pour apporter une réponse à la majorité des problèmes.
L'organisation universitaire hors les murs est une exigence pour diffuser la connaissance vers un public plus large. La formation des professionnels dans les territoires est un levier puissant pour lutter contre la désertification, notamment pour les médecins généralistes. A l'instar des terrains hospitaliers universitaires, l'ambition est de définir des critères d'universitarisation des lieux ambulatoires hébergeant l'activité de soins d'enseignants universitaires de médecine générale, pour modéliser la pratique et promouvoir l'excellence.
Un modèle nouveau nécessite attention et rigueur pour sa création. La définition de critères qui président à l'octroi d'une dénomination universitaire de ces lieux d'exercice pluriprofessionnels paraît indispensable. Les questions suivantes émergent :
Quelles organisation et productions de soins attendre de ces structures ?
Quelles organisations et réglementation pour les encadrer ?
Quels critères d'universitarisation et quelles conséquences ?
Comment faire fonctionner ensemble autant de professionnels ?

Les publications phares de l'année

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Modérateur : Christophe Berkhout
Courriel : Christophe.berkhout@univ-lille2.fr

Effects of pharmacological treatments on micro- and macrovascular complications of type 2 diabetes: what is the level of evidence? Diabetes Metab 2014;40:169-75.
Boussageon R, Gueyffier F, Cornu C.

Is there excess mortality in women screened with mammography: a meta-analysis of non-breast cancer mortality. Trials 2013;14:368.
Erpeldinger S, Fayolle L, Boussageon R, Flori M, Lainé X, Moreau A, et al.

Patient and professional attitudes towards research in general practice: the RepR qualitative study. BMC Fam Pract 2014;15:136.
Cadwallader J-S, Lebeau J-P, Lasserre E, Letrilliart L.

Profile of French general practitioners providing opportunistic primary preventive care--an observational cross-sectional multicentre study. Fam Pract 2014;31:445-52.
Gelly J, Le Bel J, Aubin-Auger I, Mercier A, Youssef E, Mentre F, et al.

What factors determine Belgian general practitioners' approaches to detecting and managing substance abuse? A qualitative study based on the I-Change Model. BMC Fam Pract 2014;15:119.
Ketterer F, Symons L, Lambrechts M-C, Mairiaux P, Godderis L, Peremans L, et al.

La nouvelle maquette du D.E.S

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Modérateur : Xavier Gocko
Courriel : x.gocko@cnge.fr

Contexte :
Le troisième cycle professionnalisant a pour objectif de former des médecins généralistes réflexifs, autonomes et compétents. Avec le rapport Couraud-Pruvot, le CNGE a réfléchi aux évolutions à apporter à la maquette du Diplôme d'Etudes Spécialisées (D.E.S) qui a 10 ans.  Après avis du syndicat majoritaire des internes de médecine générale : l'intersyndicale nationale autonome représentative le 14 aout 2014, les responsables des départements de médecine général (DMG) et les coordonnateurs de D.E.S, représentants 27 départements ont proposé une nouvelle maquette. Trois thématiques consensuelles peuvent servir de réflexions pour l'élaboration de la nouvelle maquette :
  • L'inscription du stage de premier niveau dans la première année
  • L'augmentation du nombre de stage en médecine générale ambulatoire
  • La fusion du mémoire de D.E.S avec la thèse d'exercice
L'exposition précoce est cohérente avec le modèle pédagogique de l'apprentissage par compétences. L'importance du premier stage ambulatoire s'explique par le concept de modèle de rôle mais aussi par une adhésion précoce aux enseignements théoriques.
La multiplication des stages ambulatoires développe le sentiment d'être prêt à exercer qui facilite les futures installations. Dans le cadre de la filiarisation, la généralisation du SASPAS et la possibilité d'un stage de niveau 3 permettront le développement, et l'évaluation des compétences.
L'examen final reprenant le nom de thèse comprendra logiquement les traces d'apprentissages utiles à la certification et un travail de recherche disciplinaire.

Objectifs :
Quelles évolutions doit connaître la maquette pour répondre aux enjeux de la certification ?

Méthode :
Présentation des consensus et des différences et de leurs justifications pédagogiques par le Pr Christian Ghasarossian.
Réactions des participants Pierre-Antoine Moinard, Président de l'ISNAR, Le Doyen Jean-Luc Dumas, le Pr François Couraud, Conseiller technique au MESR
Réaction de la salle et débat.

Conclusion :
Cette plénière a pour objectif de présenter, d'améliorer et de s'approprier la nouvelle maquette du D.E.S.