DPC : pourquoi et comment ?

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Regards croisés des perceptions et comportements des médecins, des pharmaciens d'officine et des patients vis-à-vis des médicaments génériques

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Auteurs : S. Erpeldinger,  M.  Tranvankeoith,  P.-E. Maitre,  J.-C. Ruggieri,  J. Etienne,  C. Vinciguerra,  O. Catala
Courriel : erpeldinger.sylvie@wanadoo.fr

Introduction :
Depuis 1996, de nombreuses réformes ont été menées pour développer le médicament générique en France. Ce dernier est au cœur de nombreuses controverses. L'objectif de ce travail est d'étudier et de comparer les perceptions et comportements des médecins généralistes, des pharmaciens et des patients vis à vis du médicament générique.

Objectif :
Étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés auprès de pharmaciens d'officine et des patients, par focus group  auprès des MG. L'analyse a été faite selon la méthode de réduction phénoménologique suivie d'une triangulation des données pour chaque type d'entretien puis en analyse croisée.

Méthode et moyens :
15 entretiens individuels de pharmaciens, 16 de patients et 3  focus groups  de MG ont permis d'obtenir la convergence des occurrences. Les 3 acteurs de la santé reconnaissent le bénéfice économique qu'apportent les médicaments génériques. Leur efficacité est perçue différemment. Médecins et pharmaciens s'inquiètent des conséquences de la variabilité pour leurs patients mais n'adoptent pas les mêmes précautions. Les patients associent la baisse du prix lié à la prescription du médicament générique à une baisse de qualité du médicament.
La notoriété du médecin est supérieure à l'avis du pharmacien même sur son propre domaine de compétence. Chez les médecins et les malades, l'acte de substitution est perçu comme une  interférence dans leur relation.
L'entretien à l'officine a été modifié en un débat économique au comptoir du pharmacien potentiellement conflictuel. Les 3 acteurs désirent intensifier l'information divulguée en matière de médicament générique dans le but d'améliorer l'image du générique.



Résultats attendus :
La prescription en DCI et l'uniformisation du conditionnement et de la galénique faciliteraient l'acceptation du générique
Une réflexion du corps médical qui ne semble pas conscient des répercussions de la réforme sur les conditions de travail du pharmacien, des moyens de responsabilisation des patients socialement équitables doivent être développés pour clore les difficultés entre les 3 parties.

Dépasser les limites du Groupe de Pairs® par l'échange et l'analyse pluridisciplinaire

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Auteurs  : C. Charra
Courriel : drcharra@free.fr

Introduction :
Le Groupe de Pair® est une méthode standardisée de groupe d'échange et d'analyse de pratiques performante en soins primaires. L'analyse réflexive qu'il met en œuvre lui vaut d'être reconnu par la Haute Autorité de Santé et permet la validation des obligations d'Amélioration des Pratiques Professionnelles. Toutefois ses limites sont connues, notamment la baisse de motivation progressive des participants et l'absence de confrontation avec les pratiques de nos confrères d'autres disciplines.
L'intégration de médecins d'autres spécialités est-elle possible dans le cadre d'un tel groupe d'auto-formation ? Permet-elle d'éviter cette lassitude et d'améliorer les pratiques des participants ?

Objectif :
Nous avons accueilli à quatre reprises des praticiens d'autres disciplines lors des réunions de notre groupe de Médecins Généralistes.
Nous avons ensuite mené des entretiens semi-directifs courts afin de recueillir le ressenti des participants, et de décrire les points positifs et les difficultés perçus lors de ces réunions.

Méthode et moyens :
La confrontation pluridisciplinaire a permis aux membres du groupe de bénéficier de nouvelles recommandations et pratiques cliniques, de renforcer leurs réseaux de soins et de renouveler leur motivation pour perpétuer le groupe. Les invités ont également apprécié les réunions et l'interaction avec leurs correspondants généralistes, jugeant ces réunions formatives.
Certaines difficultés sont par contre apparues, notamment dans le choix des invités et dans leur positionnement dans le groupe, non pas uniquement comme experts mais en tant que pairs. La confrontation d'avis très divergents à parfois également été délicate. Enfin l'appropriation de certaines règles de fonctionnement du groupe a également été difficile pour certains de nos collègues.

Résultats attendus :
Nous nous interrogeons sur les modifications à mettre en place afin d'optimiser cette formule, sur la possibilité de la reproduire dans d'autres groupes et sur sa pertinence du point de vue de l'amélioration de la qualité de soin.

Quels sont les motivations et les freins à participer à une formation "e-learning" pour les médecins généralistes du Finistère ?

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Auteurs : M. De Baracé,  M. Barais,  P. Barraine,  J. Derriennic
Courriel : jeremy_derriennic@hotmail.com

Introduction :
Le e-learning est apparu dans le paysage de la formation médicale continue en 2013 ; parallèlement à l'instauration du « développement personnel continu ». Il offre aux médecins généralistes un moyen de formation supplémentaire. Les formations à distance existent depuis longtemps dans d'autres professions, et investissent maintenant le domaine médical. L'objectif était de comprendre les motivations et les obstacles rencontrés par les médecins généralistes ayant participé à une formation e-learning.

Objectif :
Etude qualitative, analysant des entretiens semi-dirigés de médecins généralistes finistériens, ayant participé à au moins un module e-learning avec le Collège des Hautes Etudes en Médecine, selon une approche ouverte et inductive.

Méthode et moyens :
11 médecins généralistes ont été interrogés. L'adaptabilité du temps, du lieu et du rythme ; la diversité des thèmes étudiés étaient des facteurs motivants. Le support informatique pouvait être attrayant car ludique ou freinant car craint. L'aspect « travailler seul » était pour certains un inconvénient car rendait impossible une interactivité avec l'expert notamment ; ceux qui n'aimaient pas se mélanger le trouvait positif. Le fond a été jugé scolaire et pas toujours en adéquation avec les attentes. La forme a été vue comme efficace car diversifiée (supports vidéos, audios, schémas). L'obligation et l'indemnisation ne paraissaient pas des arguments importants. Tous les médecins ont trouvé la navigation dans les modules simples. L'envie de se former était présente chez les médecins. Le e-learning était une possibilité de formation différente et complémentaire. Ils se sont tous déclarés satisfaits et avoir envie de se réinscrire à d'autres modules.

Résultats attendus :
Le e-learning a de nombreux avantages tels que l'adaptabilité, l'accessibilité, la rapidité, la simplicité. L'interactivité et la pédagogie sont des éléments essentiels de la formation à ne pas oublier dans les formations à distance. Cela ne parait pas combler les besoins de formation des médecins généralistes, mais être une possibilité supplémentaire de se former.

Quels sites internet les médecins généralistes utilisent-ils en consultation ?

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Auteurs : S. Clement,  Y. Montariol
Courriel : yves.montariol@wanadoo.fr

Introduction :
La recherche documentaire en situation de consultation est une réalité de la médecine générale. Le développement de l'outil internet permet un accès à tous types d'informations en temps réel. Plusieurs études ont rendu compte des sites internet consultés par les médecins, par des enquêtes déclaratives ou en analyse d'opinion.  L'objectif  de ce travail était d'établir la liste des sites internet utilisés par les médecins généralistes libéraux en péri-consultation par une enquête de pratique.

Objectif :
Enquête descriptive transversale sur un échantillon aléatoire simple de 100 médecins généralistes en activité dans le département. Enquête en deux phases : la première phase recueillait les caractéristiques sociodémographiques et le niveau d'informatisation des médecins, par un questionnaire. La seconde phase sollicitait les médecins ayant déclaré utiliser internet, pour fournir une copie de leur historique internet professionnel pendant une semaine d'activité.

Méthode et moyens :
82 médecins ont répondu à la première phase, parmi eux 61 (74%) ont déclaré utiliser internet au moins une fois par semaine pour leur exercice professionnel. L'échantillon comptait 38% de femmes, 66% de plus de 50 ans, 53% de médecins ayant un exercice urbain. 90% des médecins avaient un accès internet. 15 historiques de navigation internet ont été recueillis au 07/08/2014, des relances sont programmées jusqu'à fin septembre 2014. Le moteur de recherche utilisé était google. Plus de la moitié des médecins répondants consultaient, par ordre de fréquence : sites grand public dont wikipédia, sites de revues médicales (notamment EMConsulte), ameli, sites des collèges d'enseignants,  sites d'universités médicales. Autres sites principalement utilisés : ceux des centres hospitaliers, de laboratoire (Univadis…), le CRAT, Vidal, sites de ministères français

Résultats attendus :
Cette enquête de pratique recense les principaux sites internet utilisés en routine par les médecins généralistes de notre échantillon. Permettre aux médecins généralistes d'identifier les sites à la fois fiables et faciles d'utilisation optimiserait la pertinence de leurs recherches.

Certification des sites internet médicaux destinés aux médecins généralistes

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Auteurs : M. Bouvier,  M. Ruivard,  O. Tournilhac,  V. Sapin,  G. Clément,  H. Vaillant-Roussel
Courriel : vaillanthelene@yahoo.fr

Introduction :
Dans le modèle d'Evidence Based medicine actuel, les généralistes doivent avoir accès à des informations médicales de qualité. La certification des sites internet santé par le HONcode® est actuellement remis en cause. Ce travail avait pour objectif de recenser des sites internet utilisés en médecine générale en 2014, puis d'évaluer la forme et le contenu de ces sites.

Objectif :
Les maitres de stage universitaires (MSU) du département de médecine générale et les internes de 3e année de médecine générale de Clermont Ferrand ont été interrogés sur les sites gratuits qu'ils utilisaient en pratique courante. Pour chaque site, la certification Honcode® était repérée, et une échelle simplifiée du DISCERN 5 étoiles a été utilisée pour évaluer le contenu.

Méthode et moyens :
Sur 170 MSU, 36 ont répondu : 33 ont cité 60 sites différents et 3 MSU n'utilisaient pas de sites. La médiane pour les MSU était de 4 sites (min = 0, max = 51). Les 40 internes interrogés ont répondu : ils utilisaient 33 sites différents. La médiane d'utilisation pour les internes était de 5 (min = 3, max = 13). Sur 76 sites différents, 33 (43%) avaient la certification HONcode®. Sur les 20 sites les plus cités (par les MSU et les internes), 12 (60%) avaient la certification HONcode® et la note moyenne obtenue au DISCERN était de 46,78 soit 4 étoiles.

Résultats attendus :
L'échelle d'évaluation DISCERN 5 étoiles a été adaptée car elle s'adressait initialement aux patients et aux fournisseurs d'information en santé, pour obtenir une échelle d'évaluation ciblant particulièrement l'activité spécifique de médecine générale. Ce travail est en accord avec la volonté actuelle de la HAS de favoriser l'esprit critique des internautes au vu des limites d'une certification comme le HONcode®. Ce travail contribuera à alimenter un enseignement aux internes en établissant une liste non exhaustive de sites qui semblent intéressants en pratique quotidienne et proposer une échelle d'évaluation pour que les médecins généralistes puissent eux-mêmes évaluer les sites internet.