Concepts en médecine générale

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Analyse de contenu et indexation des résumés de communications des congrès CNGE Clermont 2013 et Lille 2014

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Auteurs : M. Jamoulle,
Courriel : marc.jamoulle@doct.ulg.ac.be

Introduction :
Communiquer lors d'un congrès de médecine générale représente un travail important. L'indexation de ces communications est un problème non résolu. Gérer la connaissance ainsi accumulée est un défi pour la profession de médecin généraliste qui pose entre autres la question de la comparaison des résumés de communications acceptés et refusés.

Objectif :
L'analyse des résumés de communication disponibles pour Clermont 2013 a été conduite au moyen du logiciel d'analyse qualitative ATLAS.ti. Les codes permettant d'identifier les concepts ont été choisis dans la Classification Internationale des Soins Primaires(CISP) pour les informations cliniques et dans 3CGP (Core Content Classification in GP/FM), un outil personnel de classification de l'information non clinique. L'encodage a été manuel et par un seul observateur. Les résumés du présent congrès Lille 2014 ont été mis à disposition au fur et à mesure de leur mise en ligne et ont étés analysé de la même façon.

Méthode et moyens :
205 résumés de Clermont 2013 ont été analysés. Une première lecture des mots clefs et des résumés a permis d'émettre des recommandations d'écriture avant le lancement des soumissions de Lille 2014. Les 205 résumés analysés sur environ 900 items d'indexation permettent de découvrir les centres d'intérêts des participants, de vérifier le bien-fondé de l'utilisation de la CISP pour indexer les résumés et d'approfondir la mise à jour de 3CGP, l'outil de classification non clinique. Au moment du congrès, l'auteur sera en mesure de présenter le résultat de la comparaison entre abstracts acceptés et refusés à Lille 2014.

Résultats attendus :
Selon résultats acquis avant le congrès.

Essai de classification des thèses d'exercice en médecine générale

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Auteurs : Y. Zerkine
Courriel : yacine.zerkine@gmail.com

Introduction :
Depuis 2004, année de spécialisation universitaire de la médecine générale en France, près de 25 000 thèses d'exercice en médecine générale ont été réalisées. Cependant il n'existe pas d'outil de classification validé pour étudier cette production. L'objectif est de proposer une classification simple et homogène pour les thèses d'exercice en médecine générale, par type et domaine.

Méthode :
Soixante dix-huit thèses de médecine générale soutenues à l'Université Pierre et Marie Curie en 2012 on été étudiées. Le résumé de chaque thèse a été analysé à l'aide d'un tableau structuré. Puis les résumés ont été synthétisés, uniformisés et comparés.

Résultats :
L'étude des résumés synthétiques a mis en évidence des associations particulières de  domaines, types de sujet, axes de recherche et méthodes. Ces observations ont permis de décrire une typologie d'études. Une quarantaine de types ont étés définis. Douze domaines ont été délimités.  Les types se rapportent aux domaines de façon homogène.

Discussion :
Cette classification est un nouvel outil pour décrire et étudier les thèses de médecine générale. Elle peut être utile, sous une forme validée, aux départements d'enseignement et de recherche et aux étudiants préparant une thèse.

Quelle est la définition de la multimorbidité pour les médecins généralistes européens ?

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Auteurs : F. Huiban,    J.-Y. Lereste,    J. Derriennic,    P. Nabbe
Courriel : jeremy_derriennic@hotmail.com

Introduction :
Courant 2012, une revue systématique de la littérature a été menée par des chercheurs universitaires européens, sous l'égide de l'European General Practice Network. Une définition exhaustive de la multimorbidité, regroupant 11 thèmes, a été proposée. Elle donne une vue d'ensemble sur les facteurs qui mènent à la fragilité, à l'augmentation du handicap et à la baisse de la qualité de vie. Il est apparu nécessaire de confronter cette définition à la pratique de la médecine générale en Europe. L'objectif de cette étude était d'établir une définition Européenne de la multimorbidité vue par les médecins généralistes et de déterminer la présence ou non de thèmes spécifiques nationaux.

Méthode :
Analyse qualitative tertiaire de données recueillies dans deux groupes de pays européens (France, Italie, Grèce, Pologne et Allemagne, Bulgarie, Croatie). Les données étaient issues d'analyses menées selon une approche ouverte et inductive inspirée de la théorie enracinée analysant des entretiens semi-dirigés ou des focus groupes de médecins généralistes. Cette étude a consisté à fusionner et valider ces données.

Résultats :
211 médecins généralistes ont été interrogés. 10993 extraits de verbatims ont été analysés. Les 11 thèmes de la définition exhaustive ont été confirmés. 2 nouveaux thèmes ont émergé : « L'expertise du médecin généraliste dans la détection et le suivi des patients multimorbides » et « La dynamique de la relation médecin-patient ». Ils agissent comme des facteurs médiateurs de la multimorbidité. Aucun code spécifique national n'a été retrouvé.

Discussion :
Cette étude a permis de confirmer la définition issue de la littérature et de mettre en évidence des facteurs médiateurs novateurs utilisés par les médecins généralistes en interaction avec les patients. Avec cette définition consensuelle de nouvelles études seraient pertinentes pour évaluer la prévalence de la multimorbidité et déterminer le poids de chacun des facteurs pour à terme, les intégrer dans des recommandations de prise en charge.

Une définition homogène de la multimorbidité pour la recherche à travers l'Europe

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Auteurs : E. Melof,  J.-Y. Le Reste,  P. Nabbe1,  C. Rivet,  C. Lygidakis,  C. Doerr,  S. Czachowski,  H. Lingner,  S. Argyriadou,  D. Lazic,  R. Assenova,  M. Hasaganic,  M.-A. Munoz,  H. Thulesius,  B. Le Floch,  J. Derriennic,  A. Sowinska,  H. Van Marwijk,    C. Lietard,  P. Van Royen
Courriel : etienne.melot@gmail.com

Introduction :
La multimorbidité, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, est définie par deux ou plusieurs maladies chroniques chez un patient. Elle semble inexacte pour l'approche holistique de la médecine familiale et les soins de longue durée. Pour éviter cet écueil le Réseau Européen des Praticiens et Chercheurs en Médecine Générale (EGPRN) a conçu une définition exhaustive de la multimorbidité en anglais suite à une revue de littérature retrouvant 132 définitions différentes.
Le but était de traduire cette nouvelle définition dans les langues européennes et valider l'homogénéité sémantique, conceptuelle et culturelle des traductions.


Méthode :
Une traduction de la multimorbidité « aller », de l'anglais vers une langue cible, a été validée par une méthode qualitative de consensus Delphi. Puis une traduction « retour », de la langue cible vers l'anglais, bénéficiait d'un cultural-check avec toutes les équipes européennes afin d'assurer l'homogénéité des traductions. 70% des scores de plus de 6 sur une échelle de likert définissaient le consensus. Les tours Delphi étaient répétés dans chaque pays jusqu'à ce qu'il y ait consensus.

Résultats :
Durant l'année 2012, 229 experts médicaux en médecine de famille venant de Bosnie, Bulgarie, Croatie, France, Allemagne, Grèce, Italie, Pologne, Espagne ont participé. Dix traductions consensuelles ont été obtenues à partir de 10 échantillons d'experts différents. L'homogénéité a été assurée par les chefs de groupe des différents pays.

Discussion :
La définition générée a tenu compte des limitations des précédentes, afin d'être standardisée et reproductible. Il n'y avait pas de biais de sélection ou d'information. En revanche un biais de confusion est apparu en raison de petits échantillons Catalan et Bosniaque. Hormis quelques adaptations linguistiques nécessaires en fonction des langues, les définitions étaient jugées valides et homogènes.
Une définition complète de la multimorbidité est maintenant disponible en anglais et en dix langues européennes pour la recherche en médecine générale et en soins de longue durée.