Soutien aux thèses

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Mise en place et évaluation d'un nouveau dispositif de soutien méthodologique aux thèses au sein d'un Département Universitaire de Médecine Générale

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Auteurs : Y. Ruelle,  S. Marecar,  C.-A. Khau,  A. Simondon,  N. Fartaoui,  D. Tchimbakala,  C. Fleury,  C. Peyrebrune,  T. Cartier
Courriel : yannick.ruelle@univ-paris13.fr

Introduction :
Les internes rencontrent de nombreuses difficultés dans la réalisation de leur thèse d'exercice. Ces difficultés ont été mises en évidence par une thèse dont la conclusion proposait plusieurs améliorations du dispositif de soutien méthodologique. L'objectif du nouveau dispositif était de mettre en œuvre ces propositions.

Objectif :
En 2013, une commission recherche de 11 chercheurs a été créée. Des enseignements ont été conçus afin d'améliorer les compétences en recherche des internes. Des soirées thèses ont été instaurées pour accompagner les thésards et leurs directeurs, les mettre en relation, proposer des sujets de thèses. Une pré-commission de thèses a été chargée d'instruire les fiches de thèses des internes, de leur donner des pistes méthodologiques et de les aider à préparer la soumission en commission de thèses facultaire. Une cellule de valorisation des thèses a été créée pour soutenir la communication et la publication des travaux, avec participation de chercheurs seniors et juniors. Une évaluation de ce dispositif a été engagée par des questionnaires en ligne, mesurant différents indicateurs (participation, satisfaction, qualité). Des internes y ont été associés dans le cadre de leur thèse.

Méthode et moyens :
Les internes ont évalué positivement les nouveaux enseignements. Trois soirées thèses ont rassemblé 23, 28 et 31 thésards et directeurs de thèses. Elles ont permis de faire avancer 18 projets de thèses. Deux réunions de la pré-commission ont étudié 17 fiches de thèse. Les thésards ont obtenu de meilleurs résultats en commission de thèses que lors des commissions précédant la mise en place du dispositif. La cellule de valorisation a réalisé, en un an, 15 communications orales (dont 4 internationales) et 10 communications affichées (dont 2 internationales).

Résultats attendus :
Le dispositif mis en place a permis d'atteindre les objectifs fixés par la commission recherche. L'évaluation en cours devra préciser des indicateurs finaux comme le délai de soutenance des thèses.

Etude observationnelle des filières thèses de médecine générale en France. Critères d'évaluation et pistes d'amélioration

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Auteurs : D. Poirot, J.-L. Olivier,  C. Berbe
Courriel : damien.poirot@hotmail.fr

Introduction :
Dans un contexte de développement important de la recherche en médecine générale, la production de thèses de qualité et leur valorisation par des publications sont encouragées par les facultés. L'objectif de l'étude est de décrire les filières thèses en médecine générale dans toutes les facultés de France, de rechercher des critères d'évaluation et de proposer des pistes d'amélioration.

Objectif :
Enquête prospective, par soumission d'un questionnaire aux responsables de l'encadrement des thèses de chaque faculté lors d'entretiens directs ou téléphoniques réalisée entre avril et septembre 2014.

Méthode et moyens :
Le choix du sujet et la date de début des travaux sont laissés à l'étudiant. Des aides sont mises à disposition des étudiants dans toutes les facultés sous forme d'ateliers de groupe (84%) et facultatifs (56%) et/ou d'entretiens individuels (38%). 77% des départements de médecine générale ont adopté des fiches projets soumises à un conseil scientifique, proposant le recours à des aides extérieures (50%) et déterminant le potentiel de publication du travail fourni. Peu de facultés évaluent leurs filières thèses (15%). Leurs critères sont multiples et non validés : obtention de prix de thèse (75%), taux de publication (50%), questionnaires de satisfaction des directeurs de thèse (25%). La mise à disposition d'une liste de personnes ressources facilement identifiables, un accompagnement adapté à chaque étape du parcours ou une valorisation plus systématique des travaux amélioreraient l'élaboration des thèses.

Résultats attendus :
Une hétérogénéité des pratiques a été mise en évidence au sein des filières thèses de chaque faculté.
De nouveaux outils, augmentant la qualité des projets et correspondant aux attentes des étudiants, ont été mis en place. Une évaluation régulière de l'encadrement des thèses permettrait d'améliorer son fonctionnement et de valoriser les travaux des étudiants par de nombreuses publications.

Elaboration d'une grille d'autoévaluation des compétences nécessaires à la réalisation d'un travail de recherche destinée aux internes en médecine générale

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Auteurs : L. Labitte,    A. Sellier-Petitprez
Courriel : amelysellier@yahoo.fr

Introduction :
Les internes de Médecine Générale (IMG) doivent réaliser un travail de recherche au cours de leur Diplôme d'Etudes Spécialisées. Toutes les compétences nécessaires à la conduite de ce travail ne peuvent être abordées au cours de leur formation universitaire.
L'objectif principal de ce travail a été d'élaborer une grille d'autoévaluation des compétences nécessaires à un travail de recherche.

Objectif :
Le recueil des données a été réalisé selon la méthode Métaplan®. Le groupe de travail de six personnes (trois thésées et trois non thésées) a listé sur un diagramme de Gantt les étapes et les compétences nécessaires à un travail de recherche.
Ces résultats ont été synthétisés sous la forme d'une grille d'autoévaluation des compétences.
Les deux documents obtenus ont été soumis à un collège de trois experts en écriture scientifique sous la forme d'une méthode Delphi. Une nouvelle version de ces deux documents a été produite en tenant compte de leurs observations.

Méthode et moyens :
Quarante trois compétences ont été mises en évidence par le groupe de travail puis réparties en dix catégories : travailler en équipe, concevoir une bibliographie, mener un projet, concevoir une question de recherche, choisir une méthode scientifique, rédiger un travail scientifique, interpréter des résultats, résumer un travail, communiquer efficacement et présenter oralement son travail.
La grille d'autoévaluation reprenait donc l'ensemble de ces compétences en proposant à l'interne quatre choix de réponses pour chaque compétence (compétence non acquise, insuffisamment acquise, acquise ou personne ressource disponible).

Résultats attendus :
D'autres travaux ont montré que les étudiants ne savaient pas comment aborder leur travail de recherche.
Cette grille d'autoévaluation pourrait permettre à l'IMG d'identifier les compétences lui faisant défaut et d'aborder son sujet de recherche en ayant conscience des différentes étapes et des compétences nécessaires à acquérir en amont de ce travail.
Elle pourrait enrichir les outils pédagogiques du Département de Médecine Générale.

Réaliser sa thèse d'exercice de médecine : à combien ? Comment ? Etat des lieux par Département de médecine générale en France en 2014

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Auteurs : J. Dubus,  A. Peltier,  T. Duminil
Courriel : peltier.agnes@gmail.com

Introduction :
La thèse d'exercice en médecine est régie par les Codes de l'éducation et de santé publique. Les modalités pratiques peuvent varier en fonction des Facultés. Nous avons cherché le nombre d'auteurs autorisé par document, le format demandé et les modalités de soutenance des thèses dans les départements de médecine générale en France en 2014.

Objectif :
Enquête descriptive par questionnaire téléphonique auprès de 36 départements de médecine générale. Une relance par mail a été envoyée.

Méthode et moyens :
Trente départements ont participé. La rédaction de la thèse en commun était autorisée dans 56,7% des facultés. Le nombre d'auteurs pour le même document variait de 1 à 4. La page de garde ne pouvait faire apparaître qu'un seul nom dans 64,3% des cas. La soutenance pouvait être réalisée à plusieurs dans 66,7% des Facultés. La thèse était obligatoirement rédigée sous format « traditionnel » dans 36,7% des facultés, « article » dans 13,3%, ou « au choix » dans 50% des facultés. 

Résultats attendus :
Les modalités de rédaction et de soutenance de la thèse d'exercice de médecine diffèrent en fonction des facultés. La cartographie est incomplète, 6 départements n'ont pas pu être contactés. Les réponses ont parfois été recoupées au sein d'un même département. Les modalités différentes incitent à se poser la question des avantages et inconvénients de chaque prise de position. Un travail qualitatif futur pourrait les explorer.

Evaluation de la production scientifique issue des thèses d'exercice de médecine soutenues dans notre faculté entre 2002 et 2012

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Auteurs : J. Lhuissier,  C. Bouton
Courriel : meprobamate@hotmail.fr

Introduction :
La médecine générale manifeste depuis quelques années une réelle volonté de développer la recherche, principalement via la création du Diplôme d'Etudes Spécialisées de médecine générale et de la Filière Universitaire de Médecine Générale, avec pour objectif de publier davantage. L'objectif était d'évaluer la production scientifique issue des thèses d'exercice de médecine soutenues à la faculté, de comparer le taux de publication sur les périodes 2002-2006 et 2007-2012, et d'évaluer le taux et le type de publication pour la spécialité de médecine générale.

Objectif :
Une étude descriptive a été réalisée à partir des thèses d'exercice de médecine, toutes spécialités confondues, soutenues dans notre faculté entre le 01/01/2002 et le 31/12/2012. Les thèses ont été recherchées successivement dans Medline via Pubmed, ISI Web of Knowledge, Google Scholar, et la revue Exercer pour les thèses de médecine générale, en utilisant le nom du thésard et du directeur de thèse. La thèse était considérée publiée si le titre de la publication correspondait.

Méthode et moyens :
1001 thèses ont été soutenues entre 2002 et 2012. Toutes spécialités confondues, le taux de publication global était de 30% (301/1001) et le taux de publication dans Pubmed de 18% (182/1001). Pour la médecine générale le taux de publication global était de 23% (115/493), et de 12% (59/493) pour Pubmed. Le taux de publication global est passé de 23% (98/421) sur la période 2002-2006 à 35% (203/580) sur la période 2007-2012 (p<0.001). Pour la médecine générale le taux de publication est passé de 14% (32/231) à 32% (83/262) (p<0.001).

Résultats attendus :
Le taux de publication des thèses a augmenté de manière significative, en particulier pour la médecine générale.