Posters non commentés

Vous êtes dans la rubrique "Posters"»"Posters non commentés"

Point de vue du médecin généraliste, devant la mise en place d'une décision de Limitation des Actes de Thérapeutiques Activesaux urgences, dans un contexte de décompensation aigüe chez un patient âgé

P14

Auteurs : M. Jadot,  A. Aubry
Courriel : gentile.gaetan@wanadoo.fr

Introduction :
Contexte : l'arrivée des patients âgés aux urgences, en cas de détresse vitale aigüe entraine un questionnement quant à leur prise en charge en réanimation. La loi Leonetti de 2005, sur le droit des malades met en avant la lutte contre deux dérives : l'acharnement thérapeutique d'une part, et l'euthanasie de l'autre. Des protocoles de « Limitations et Arrêts des Thérapeutiques Actives (LATA) », font leurs apparitions dans les services d'urgence, afin d'encadrer cette décision thérapeutique.
Objectifs : appréhender ce que devient le rôle du généraliste une fois le patient transféré aux urgences, en particulier la place qu'il souhaiterait occuper dans la décision de LATA.


Objectif :
Une étude qualitative a été réalisée, par entretiens semi-directifs auprès de 11 médecins généralistes des Bouches du Rhône, avec une analyse sémantique des données par codage ouvert.

Méthode et moyens :
Elle met en avant la difficulté de la prise en charge d'une décompensation aigüe chez un patient âgé en médecine libérale et pose un questionnement tant sur le plan scientifique, qu'éthique. 

Résultats attendus :
Les généralistes ont tous émis le souhait d'être impliqués dans cette décision de LATA, et insisté sur la nécessité de collégialité.
Il serait intéressant de prévoir un moyen de recueillir l'avis du médecin traitant sur le sujet, avant de décider ou non l'arrêt de thérapeutiques actives.

Le diabète et la néphropathie, qu'en dit le patient ?

P39

Auteurs  : A. Prieur,  M. Loriot,  P. Roua
Courriel : prieur.anthony@gmail.com

Introduction :
La néphropathie diabétique touche un tiers des patients diabétiques. Elle est grave et mérite d'être comprise par les patients. L'objectif de cette thèse était de faire un état de lieux de la connaissance de la néphropathie et de son dépistage chez l'adulte diabétique marnais.

Objectif :
Étude épidémiologique descriptive transversale. 146 sujets ambulatoires, sélectionnés chez 11 médecins généralistes, ont répondu à un questionnaire téléphonique fermé. Étaient recueillies dans leur dossier médical une clairance de la créatinine et une microalbuminurie datant de moins d'un an. L'analyse statistique a été réalisée à l'aide du Test du Chi2 et calculs des Odds Ratio.

Méthode et moyens :
Les sujets présentaient un âge moyen de 62 ans dont 48% de femmes. Au moins 23% avaient une néphropathie avérée et 64% de l'échantillon avaient une microalbuminurie datant de moins d'un an. 86% des patients microalbuminuriques ne savaient pas qu'elle était anormale. 80% de l'échantillon connaissaient l'existence d'une complication rénale du diabète. Cette connaissance était améliorée par le diabétologue (p=0,023) et les médias (p=0,003). Le médecin généraliste favorisait les connaissances des complications au long cours
(p=0,006) tout comme l'hospitalisation en diabétologie (p=0,045). Les patients souhaitaient plus d'informations sur les complications s'ils connaissaient déjà l'existence d'une atteinte rénale (p=0,017). Le médecin généraliste était la principale source d'informations citée (89%) et souhaitée (77%). La lecture et les médias apparaissaient prépondérants comme sources d'informations, le dépliant et le diabétologue comme autres sources souhaitées.

Résultats attendus :
Le suivi néphrologique était en progression par rapport à ENTRED 2007. Il existe cependant un manque d'informations du patient sur son propre statut, réduisant sa mesure de l'importance de la néphropathie diabétique. Étant donnée sa position privilégiée, c'est au médecin généraliste de l'orienter, par l'intermédiaire de l'éducation thérapeutique, sur des sources d'informations valides lors de consultations dédiées. Un prochain travail serait d'établir sur ce thème un dépliant patient, actuellement inexistant.

Le sommeil du médecin généraliste. Comment son propre vécu influence-t-il sa perception de l'insomnie et sa pratique ?

P63

Auteurs  : M. Bourgeois-Jacquet,  A. Sanselme,  J. Chambe
Courriel : juliette.chambe@unistra.fr

Introduction :
Les troubles du sommeil, communs dans la population générale, peuvent avoir de lourdes conséquences médicales et socio-professionnelles. Les médecins y sont aussi exposés, avec un risque supplémentaire d'automédication en psychotropes. Quel est le vécu par le médecin généraliste de son propre sommeil? Comment se prend-il en charge et comment cela influence-t-il sa pratique et ses prescriptions ?

Objectif :
Nous avons mené une étude qualitative par théorisation ancrée auprès de 24 médecins généralistes alsaciens en bonne santé.

Méthode et moyens :
Ils n'étaient pas insomniaques, même s'ils avaient tous vécu des mauvaises nuits. Celles-ci généraient une fatigue perturbant leur concentration et leur capacité d'écoute. Par facilité ou manque de temps ils étaient presque tous leur propre médecin traitant, et reconnaissaient recourir ponctuellement à l'auto-prescription en hypnotiques. Pour préserver leur plaisir à travailler et éviter l'épuisement professionnel, ils ont développé des stratégies favorisant leur équilibre : gestion du sommeil, organisation du temps de travail, des loisirs... Ils s'estimaient petits prescripteurs de somnifères, privilégiaient les règles d'hygiène et la phytothérapie, que paradoxalement ils n'envisageaient pas pour eux-mêmes. Ils jugeaient les consultations d'insomnie pénibles par leur caractère chronophage, intrusif, et par la difficulté à sevrer les patients dépendants, peu ouverts aux alternatives. « Politiquement incorrects », les somnifères provoquaient un sentiment de culpabilité partagée par les médecins qui « cédaient » à la prescription et les patients qui « l'exigeait ». Cela était contrebalancé par la satisfaction de sevrages réussis, où ils sentaient un soutien des spécialistes et des autorités de santé.

Résultats attendus :
Au final, nous avons modélisé des déterminants à la décision thérapeutique concernant l'insomnie : dans les cas typiques, les médecins généralistes appliquaient avec empathie les recommandations. Mais les situations rencontrées se révélaient souvent plus complexes. La sensibilité, le vécu et l'état de santé du médecin influençaient alors davantage le contenu de la consultation et de l'ordonnance.

Création et évaluation du site internet d'un centre régional de pharmacovigilance

P74

Auteurs  : M. Rochoy,  J. Béné,  M. Auffret,  N. Messaadi,  S. Gautier
Courriel : michael.rochoy@gmail.com

Introduction :
En 2013, les médecins généralistes ont déclaré 1028 effets indésirables graves sur 300000 attendus. Ils expliquent cette sous-notification par un manque de formation et d'information autour de la pharmacovigilance, une méconnaissance du type d'effets indésirables à déclarer et un manque de temps.

Objectif :
Instaurer un site internet pour répondre à ces attentes et le faire évaluer par ses utilisateurs potentiels.

Méthode et moyens :
Un site internet de centre régional de pharmacovigilance (CRPV) a été mis en ligne fin juillet 2014, respectant les principes de la certification HONCode. Nous avons réalisé une enquête d'opinion inspirée du score NetScoring et de la grille d'analyse des sites web de Montréal. L'enquête a été diffusée entre août et octobre 2014 à un réseau régional de médecins généralistes, aux internes locaux de médecine générale et de pharmacie, aux abonnés d'une revue de pharmacovigilance et sur les réseaux sociaux de l'investigateur principal (Twitter, Facebook).

Résultats attendus :
Parmi les 222 répondants (56 % de femmes, âge moyen 35 ± 12 ans), 137 étaient médecins généralistes (dont 77 internes), 11 médecins d'autres spécialités, 45 pharmaciens, 14 patients. Parmi les 137 médecins généralistes, les trois quarts connaissaient l'existence et le rôle des CRPV. La moitié des internes et 30 % des médecins généralistes signalaient n'avoir jamais eu l'occasion de déclarer un effet indésirable. En excluant les 30 évaluations sur smartphone, le site a obtenu 7,3 ± 1,6 (aspect visuel), 7,8 ± 1,5 (navigation) et 7,6 ± 1,4 (contenu) sur 10 points. Le site a été jugé utile pour 217 répondants (98 %), notamment pour la déclaration d'effets indésirables (89 %).

Conclusion
Nous avons mis en ligne un outil de pharmacovigilance jugé utile par 98 % des répondants. Les modifications proposées vont permettre d'améliorer sa pertinence, notamment sur smartphone.

La connaissance de la dénomination commune internationale en médecine générale

P124

Auteurs : F. Carneiro,  P. Zerr
Courriel : philippezerr@aol.com

Introduction :
La dénomination commune internationale (DCI) d'un médicament est le vrai nom du médicament. Elle s'oppose au nom commercial qui est un nom fantaisie. Les avantages de la prescription en DCI sont bien connus. Pourtant, en France, le taux de prescription en DCI chez les médecins généralistes (MG) est de seulement 14% en 2013 alors qu'elle devient obligatoire le 1er janvier 2015.
Objectifs : Evaluer la connaissance de noms de médicaments courants en DCI par les MG, ainsi que les caractéristiques associées à une bonne connaissance des DCI.

Objectif :
Un questionnaire était proposé à des MG durant deux congrès nationaux de médecine générale en octobre et novembre 2013. Il listait 20 noms commerciaux de médicaments courants pour lesquels les MG devaient compléter leur DCI. Différentes caractéristiques des MG interrogés étaient collectées. Le pourcentage de bonnes réponses aux 20 noms de médicaments en DCI a été décrit puis comparé en analyse univariée selon les caractéristiques des MG, puis ajusté en analyse multivariée.


Méthode et moyens :
295 questionnaires inclus sur 487 distribués. Les MG de l'échantillon connaissent en moyenne 52% des DCI. Seul 21% des MG en connaissent plus de 75%. Les caractéristiques des MG significativement liées à une meilleure connaissance des DCI sont la participation à l'enseignement ou à la fonction de maître de stage, la participation à plus de 4 sessions de formations médicales continues par an, la consultation de référentiels et guide de bonne pratique, l'utilisation de logiciel d'aide à la prescription (LAP) et un pourcentage déclaré de prescriptions en DCI important. Après ajustement, l'exercice en cabinet libéral exclusif, la consultation de référentiels, et l'utilisation de LAP sont significativement liés en  analyse multivariée à une meilleure connaissance des DCI.

Résultats attendus :
La méconnaissance de la DCI des médicaments courants peut expliquer en partie la faible prescription en DCI, qui devient obligatoire. Cela impose l'amélioration de l'enseignement de la DCI.

Attitude des médecins généralistes face à une inaptitude médicale à la conduite chez les moins de 65 ans

P180

Auteurs : J. Ludwiczak,  L. Millet-Malingrey
Courriel : laurenemillet@gmail.com

Introduction :
En France, la réduction des accidents de la route a été définie comme un objectif prioritaire par le Conseil National de l'Ordre des Médecins et les pouvoirs publics. Les médecins doivent repérer les situations d'inaptitude médicale à la conduite et conseiller aux patients de cesser de conduire et de s'adresser à la commission des permis. Les enjeux sont l'avenir socio-professionnel des patients et la santé publique. Les généralistes sont au cœur du problème. Leur perception de ce rôle et les stratégies de prise en charge pour les sujets de moins de 65 ans nous ont intéressé.

Objectif :
Nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens collectifs auprès de médecins généralistes afin d'explorer leur perception de leur rôle et les stratégies développées dans ces situations.

Méthode et moyens :
Trois entretiens regroupant 19 médecins ont mis en évidence un défaut de moyens pour bien repérer les patients concernés et leur proposer une prise en charge adaptée. Lorsque les patients inaptes refusent les démarches, le praticien est divisé entre respect intangible du secret professionnel et santé publique. Les participants pensent que le système actuel est en inadéquation avec les enjeux socio-économiques et éthiques que représentent le contrôle et la prise en charge des patients inaptes. Ils sont conscients du danger potentiel représenté par la conduite d'une personne inapte, mais pensent globalement nuire au patient en l'orientant vers un médecin agréé plus qu'ils ne l'aideraient à long terme.

Résultats attendus :
Le rôle des médecins et les possibilités des généralistes devraient être clarifiées. L'accompagnement socio-professionnel de ces personnes  devrait être rediscuté. Le système actuel ne satisfait pas les généralistes car il ne leur permet pas d'adopter une stratégie de prise en charge satisfaisante de leur patient dans son environnement tout en respectant les objectifs de santé publique.

Représentations du dispositif-intra-utérin (DIU) sur les forums Internet

P183

Auteurs        : I. Laplace,  M. Lamort-Bouché,  E. Lasserre
Courriel : laplace.isabelle@gmail.com

Introduction :
Justification/contexte : suite à la polémique sur les pilules de troisième et quatrième générations, le dispositif-intra-utérin (DIU) a connu une augmentation de ses ventes depuis 2013. Devant l'expansion de l'Internet santé, nous souhaitions étudier ce qui se dit sur les forums, sur ce moyen de contraception.
Objectifs : étude des représentations véhiculées sur les forums Internet à propos du DIU.


Objectif :
Observation non participante, analyse du discours issu de conversations de trois forums différents : Atoute®, Doctissimo® et les Maternelles® extraites via l'application Ncapture® du logiciel Nvivo10®. Analyse effectuée avec le logiciel Nvivo10®.

Méthode et moyens :
Les effets indésirables attribués au DIU ou engendrés par sa pose représentaient une part importante des discussions. Le DIU était parfois vu comme un véritable corps étranger et responsable d'un dégoût de son propre corps ou de la contraception. L'appropriation de son mode de contraception peut être totale avec une identification sociale à travers lui (ticker) ou par l'appartenance à un groupe : « club des cuivrettes ». Les croyances persistaient comme la contre-indication des AINS ou la non-indication chez les nullipares etc. Les questions liées au rapport au corps comme le fait de sentir son DIU, les menstruations qui seraient synonymes de bonne santé ou encore le refus des hormones étaient fréquentes. Les liens entre le DIU et la fertilité ou la stérilité étaient interrogés.

Résultats attendus :
Les représentations sociales du DIU véhiculées sur les forums participent à construire sa propre conception de cette contraception. Plusieurs notions comme celles de corps étranger, de stérilité, de peur étaient retrouvées dans la littérature. L'appartenance à un groupe social ayant pour point commun sa contraception émerge par l'étude des forums.

Prise en charge de la ménopause par les médecins généralistes

P207

Auteurs  : D. Jupin De Souza,  D. Menard,  N. Dumoitier,  M.-P. Pautout
Courriel : dom.m22@free.fr

Introduction :
On dénombre 10 millions de femmes ménopausées en France. Depuis 2002, différentes études,  dont la Women's health initiative, ont révélé de nombreux risques à utiliser les THS  d'où une modification des recommandations en 2004. Depuis aucune étude française n'a  étudié la prise en charge de la ménopause par les médecins généralistes.

Objectif :
Enquête descriptive par  questionnaire, réalisée entre le 12/10/2013 et le 25/01/2014 auprès de 751 médecins généralistes exerçant en ambulatoire sur leur prise en charge d'une femme ménopausée


Méthode et moyens :
257 questionnaires analysés. 57% exercent en milieu rural et 49% en cabinet de groupe.58.8% prescrivent un dosage hormonal à des femmes ayant subit une hystérectomie ,44% ont recours au test au progestatif.86% prescrivent  un THS en présence d'un syndrome climatérique invalidant et 31% en prévention de l'ostéoporose.90% réalisent eux même un bilan pré thérapeutique.87% font un frottis non réalisé depuis 3 ans. 25% demandent une ostéodensitométrie. Les oestrogènes par voie locale et les progestatifs naturels sont privilégiés. La béta-alanine est proposée comme alternative par 67% des médecins. Dans Le suivi : 88%  recherchent  des signes de sur dosage ou de sous dosage, 97% incitent au dépistage du cancer du sein et 86% font un frottis au moins tous les 3 ans. Les  freins à la  prescription d'un THS sont : l'augmentation du risque thromboembolique pour 57%, celle du risque cardiovasculaire pour 40% et celle du risque du cancer du sein pour 57% .La réticence des patientes est  un frein pour 67% d'entre eux.

Résultats attendus :
Les dosages hormonaux sont souvent utilisés de façon inadaptée. Le THS est prescrit le plus souvent  dans le cadre des recommandations. Le bilan pré  thérapeutique et  le suivi du traitement sont adaptés, conformément  aux recommandations sauf pour l'ostéodensitométrie. Les représentations des patientes sont largement prises en compte.
Les médecins généralistes prennent souvent en charge les femmes ménopausées, d'une manière généralement adaptée aux recommandations.

Quelle contraception pour les femmes depuis le déremboursement des pilules de 3e et 4e génération ?

P211

Auteurs : N. Dumoitier,  L. Peyrot,  D. Menard,  M.-P. Pautout
Courriel : n.dumoitier@cnge.fr

Introduction :
En  2010 , la pilule oestroprogestative (POP)représentait le principal moyen de contraception des  françaises. Fin 2012, au vu du sur-risque de survenue d'évènements thromboemboliques veineux, la commission de transparence de la HAS décide le  déremboursement des pilules de 3ème et 4ème  génération et l'ANSM émet des mises en garde.

Objectif :
Objectifs :
Principal : décrire les  changements  intervenus dans la  pratique contraceptive  depuis fin 2012
Secondaires : Appréhender les  craintes des femmes et leur vécu  vis à  vis  des  effets secondaires  des  pilules incriminées   
                    Décrire leurs attentes concernant les informations apportées par leur médecin généraliste (MG)
                    Connaitre l'interlocuteur privilégié et les  sources  d'information qui  ont motivé les  choix               
                   
Enquête descriptive par  questionnaire réalisée entre le 30/09/2013 et le 15/11/2013 auprès de 156 femmes âgées de 17 à 50 ans  consultant quel que soit le motif en médecine générale ambulatoire

Méthode et moyens :
Sur 149 questionnaires analysés , 54% des  femmes utilisaient  une  POP et 37,6% une POP de 3ème ou 4ème  génération .Parmi ces  dernières , 12%  n'ont pas  changé  de  pilule  après 2012, 29% ont arrêté  leur  contraception et 59% l'ont modifiée. En cas de changement ,leur choix , non influencé par la présence ou l'absence de craintes ,se reportait  généralement  sur un DIU(14) ou une POP de 2ème génération(10).85% se considéraient  bien informées sur  leur  contraception Elles n'ont pas  forcément trouvé réponse à leur questions  dans les  médias. Elles  se  sont plutôt tournées vers leur gynécologue. Seulement 43% ont abordé le sujet de la  contraception avec leur généraliste

Résultats attendus :
Nos résultats  concernant le  changement  de contraception sont superposables  à ceux publiés  par  l'ANSM en février 2014.En terme d'information , il  faut  renforcer le rôle du  généraliste et  favoriser des supports  d'information  valides.

Le déremboursement des pilules de 3ème et 4ème  génération a généré un changement radical dans la  pratique  contraceptive  avec  29% d'arrêt  de  contraception ce  qui  nécessite de  renforcer  l'information.

Quelle est l'activité des médecins généralistes formés à Rouen depuis 1999 ?

P262

Auteurs : M. Schuers,  V. Ledru,  J.-L. Hermil
Courriel : matthieu.schuers@gmail.com

Introduction :
La Haute-Normandie est la 3ème région la plus déficitaire en terme de densité de médecins généralistes. L'âge moyen des généralistes en exercice est de 53 ans. Elle reste peu attractive pour les étudiants à l'issue des ECN. Dans ces conditions, il est important de connaître l'activité des professionnels sortant du DES de médecine générale. La plupart des études disponibles sont déclaratives, et pâtissent d'un faible taux de réponses. L'objectif de cette étude est de décrire l'activité actuelle des médecins ayant quitté l'internat de médecine générale entre 2002 et 2011.

Objectif :
Etude quantitative descriptive. La population étudiée est l'ensemble des résidents et internes de médecine générale ayant débuté leur troisième cycle à la faculté de Rouen à partir de novembre 1999 et l'ayant achevé au plus tard en novembre 2011. La liste ainsi constituée a été transmise au Conseil National de l'Ordre des Médecins, qui a analysé l'activité et le lieu d'exercice actuels de l'ensemble des médecins.

Méthode et moyens :
457 médecins ont été inclus. 61% d'entre eux étaient des femmes. 84% avaient effectué leur deuxième cycle à Rouen. 10% étaient inscrits ou titulaires d'un DESC. Les médecins installés représentaient 32,8% de la population étudiée, les salariés 27,9%, les médecins non-inscrits 22,5%, les remplaçants inscrits 13,6%, les médecins ayant une activité mixte 2,8% et les médecins sans activité 0,4%. 78,5% des médecins en activité régulière et 62,9% des remplaçants inscrits exerçaient en Haute Normandie. 86% des installés exerçaient en groupe.

Résultats attendus :
Plus de deux tiers des médecins issus de l'internat de médecine générale ont une activité de soins primaires. La part des médecins n'exerçant pas la médecine générale tend à diminuer, pour se stabiliser autour de 20%. La réalisation de stages en médecine générale ambulatoire semble avoir une influence sur l'activité future des professionnels.

Modification inexpliquée de traitement à la sortie d'hospitalisation : erreur ou défaut d'information ?

P285

Auteurs : V. Kowalski,  M. Colombe,  P. Goncalves,  S. Blanchemain
Courriel : vincent.kowalski@unicaen.fr

Introduction :
Les interfaces ville-hôpital sont des moments reconnus comme pouvant être sources d'erreurs médicamenteuses. Les médecins traitants sont très mal informés sur les raisons des modifications de traitement, et ceci peut générer de la confusion quant aux traitements qu'il est nécessaire de poursuivre ou d'arrêter après l'hospitalisation. En sortie d'hôpital, faut-il considérer une modification thérapeutique non documentées comme un défaut d'information ou une erreur ?

Objectif :
Une analyse de toutes les ordonnances de sortie des patients hospitalisés au cours du mois de janvier 2013 dans un service de gériatrie a été menée. Un processus de conciliation médicamenteuse pluri professionnel a permis d'identifier et de caractériser les divergences médicamenteuses. Une divergence non documentée (DND) était une modification du traitement habituel du patient non explicitée sur l'ordonnance ni sur les comptes rendus de sortie. Une erreur était une modification non documentée et non intentionnelle du traitement habituel.

Méthode et moyens :
51 ordonnances ont été analysées, comprenant en moyenne 7,9 médicaments. 226 DND ont été identifiées, soit une moyenne de 4,4 DND par patient. Parmi ces DND, 33 étaient des erreurs, soit une moyenne de 0,63 erreur par patient. L'impact clinique potentiel était sérieux pour 5 erreurs, significatif pour 19 et non significatif pour 9 erreurs. Parmi les 51 ordonnances, 47 (92,2% ; IC95% [84,3 ; 98,0]) comportaient au moins une DND et 22 (43,1% ; IC95% [29,4 ; 56,9]) au moins une erreur.

Résultats attendus :
Le défaut de transmission d'information est la principale raison de la constatation de modifications thérapeutiques inexpliquées. Des erreurs, moins fréquentes, persistent sur les ordonnances de sortie et ne peuvent pas être négligées. Pour réévaluer les modifications thérapeutiques après une hospitalisation, un contact direct avec le service pour compléter l'information reçue semble nécessaire.

La non-prescription d'une ordonnance : représentations et vécus des médecins généralistes et des patients

P40

Auteurs
T. Farge, E. Charra, B. Hauvespre
Courriel : thierry.farge@wanadoo.fr

Introduction :
En médecine générale, parvenir à effectuer une prescription la plus appropriée possible est un enjeu crucial qui relève d'une obligation déontologique et légale. Pourtant 78 % des consultations s'achèvent en France par une prescription. Or 80 % des patients seraient favorables pour qu'une consultation ne se termine pas par une ordonnance, qui contraste avec le vécu des généralistes qui ressentent une forte pression de prescription.

Méthode :
Deux thèses qualitatives ont été conduites de 2011 à 2012, auprès de 13 médecins généralistes et de 23 patients en quatre focus groups en mutualisant le canevas d'entretien. Leurs objectifs étaient d'explorer parallèlement le ressenti et leurs représentations de chacun d'eux confrontés à une situation de non-prescription médicale.

Résultats :
Les résultats montrent que la non-prescription déclenche des réactions allant de la satisfaction à la peur ou la colère. La qualité de la relation médecin-patient est l'enjeu principal de la consultation et de la qualité des soins autant pour les patients que pour les médecins. Or la décision de prescrire ou non ne dépend pas uniquement de déterminants cliniques et purement scientifiques. Elle est aussi largement influencée par des facteurs psychologiques et sociaux qui la marquent du sceau de l'irrationalité.

Discussion :
Le principal problème est de renoncer au pouvoir symbolique fort de la prescription : rituel, matérialisation de la reconnaissance du patient en tant que malade, preuve de la compétence et la sollicitude du médecin, l'obtention d'une ordonnance est un objet palpable matérialisant toutes les fonctions sociales de la prescription, accès à la guérison, à la biomédecine, rempart contre l'erreur médicale et la mort. Pour contrebalancer cet effet, les patients proposent de favoriser l'autonomie et la responsabilité du malade par l'éducation à la santé et d'investir l' " effet médecin " grâce à l'écoute, à la réassurance, à la relation de confiance et à un examen clinique rigoureux.

Faisabilité du dépistage de l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs asymptomatique en médecine générale

P75

Auteurs
A. Franceschi, J.-L. Guilmot, D. Alison, C. Dibao-Dina, A.-M. Lehr-Drylewicz, J.-P. Lebeau, E. Rusch
Courriel : clarisse.dibao-dina@univ-tours.fr

Introduction :
La prévalence de l'Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs (AOMI) asymptomatique est de 15-20% chez les personnes de plus de 55 ans, soit 10 fois plus que celle de l'AOMI symptomatique. La Haute Autorité de Santé recommande son dépistage du fait de l'augmentation du risque de mortalité cardiovasculaire indépendamment des autres Facteurs de Risque Cardio-Vasculaire (FDRCV). L'objectif de l'étude était d'évaluer la faisabilité du dépistage systématique chez des patients à risque cardiovasculaire élevé.

Méthode :
Etude interventionnelle multicentrique de faisabilité. Des médecins généralistes volontaires devaient recruter des patients avec un âge supérieur à 60 ans (femmes) et 50 ans (hommes), un des 2 FDRCV majeurs (tabagisme et diabète) et au moins un autre FDRCV. Les médecins mesuraient l'IPS de ces patients et recueillaient les données concernant les FDRCV. Les recommandations de prise en charge des patients en cas d'IPS pathologique leur ont été fournies.

Résultats :
Vingt-quatre médecins sur les 29 sélectionnés ont inclus au moins un patient entre le 1er/10/2013 et 30/04/2014. En moyenne, un médecin incluait 9,68 patients (minimum=3, maximum=23). Trois quarts des patients (75.93%) ont bénéficié d'une consultation spécifique pour la mesure de l'IPS. Les médecins ont jugé que ce dépistage " pouvait s'inscrire dans leur pratique quotidienne habituelle " et permettait de " faire le point avec le patient sur son état cardio-vasculaire ".

Discussion :
Le dépistage de l'AOMI par mesure de l'IPS est faisable en médecine générale à condition que les consultations soient adaptées (consultation dédiée). Les limites de ce dépistage par l'IPS résident dans le risque de faux négatifs chez les patients diabétiques et la reproductibilité des mesures d'IPS entre médecins qui n'a pas été étudiée. Une étude qualitative par entretiens est en cours de réalisation pour rechercher les obstacles à la pratique de ce dépistage par l'IPS.

Difficultés des soignants face aux patients DT2 jeûnant pendant le ramadan

P97

Auteurs
H. Sogut, T. Bulut, C. Herdt, D. Gras
Courriel : drgras@noos.fr

Introduction :
Tous les ans, de nombreux patients diabétiques de type 2 jeûnent durant le mois de Ramadan. Quelques travaux ont étudié la gestion de ces patients par les professionnels de santé, et ont mis en évidence les représentations et les difficultés, d'ordre médical et relationnel, rencontrées par ces soignants dans la prise en charge de ces patients. il existe des recommandations pour la gestion du DNID lors du ramadan. Elles sont peu connues.

Méthode :
Etude observationnelle transversale quantitative, par le biais d'une enquête auprès des médecins généralistes, pharmaciens et infirmiers libéraux du Bas-Rhin. Un questionnaire comportant 20 questions fermées a été diffusé par voie électronique. Les réponses sont en cours de collecte.
Cette étude est couplée à une autre étude étudiant les attitudes et attente des patients diabétique de type 2 turcophones dans la même région en les comparant aux recommandations.

Résultats :
L'objectif principal est d'évaluer les types de difficultés rencontrées par les médecins généralistes, pharmaciens et infirmiers libéraux dans le Bas-Rhin pour la prise en charge des patients diabétiques de type 2 susceptibles de pratiquer le jeûne de Ramadan, ainsi que leurs attitudes face aux difficultés. L'objectif secondaire est d'évaluer leurs connaissances sur le jeûne du Ramadan et leurs attentes en termes de formation.

Discussion :
Les résultats obtenus permettront de préciser les objectifs pédagogiques de formations des professionnels de santé prévues par la Plateforme ETP Alsace pour optimiser la prise en charge des diabétiques de type 2 durant le Ramadan 2015 notamment au sein du réseau de santé REDOM pour les diabétiques et obèses en Alsace.

Dépistage de l'anévrisme de l'aorte abdominale par échographe portable : déterminants de son utilisation par le médecingénéraliste

P135

Auteur :
E. Million
Courriel : elomega@free.fr

Introduction :
L'anévrisme de l'aorte abdominale est une maladie fréquente (6000 diagnostiqués/an en France) et grave (3ème cause de mortalité dans les pays industrialisés).
En 2012, la Haute Autorité de Santé a reconnu la pertinence d'un dépistage de ces anévrismes par échographie chez un médecin spécialiste.
Les médecins généralistes sont-ils prêts à utiliser un échographe portable au cabinet pour dépister les anévrismes de l'aorte abdominale dans une population ciblée ?

Objectif :
Etude qualitative par focus groups de médecins généralistes libéraux et Analyse thématique des verbatims.

Méthode et moyens :
2 focus groups de 5 médecins généralistes ont été réalisés auprès de 3 femmes et 7 hommes.
L'échographie portable en cabinet pour dépister l'anévrisme de l'aorte abdominale était acceptable pour les médecins généralistes à condition que le geste soit rapide d'exécution, la formation courte, l'acte valorisé financièrement et que soit mis en place un cadre juridique.
Certains médecins rapportaient l'importance de pouvoir étendre l'utilisation de l'échographe à d'autres indications afin d'améliorer la rentabilité du matériel qu'ils jugeaient onéreux.
Les médecins généralistes ont cependant retenus certains freins à ce dépistage dont la difficulté technique et le doute sur la fiabilité de l'échographie, le manque de temps, le coût de l'investissement...

Résultats attendus :
Plusieurs études étrangères permettraient de lever des freins à ce dépistage : Une échographie abdominale peut être effectuée avec précision et à un coût raisonnable, l'examen échographique de quelques minutes montrerait une bonne reproductibilité après une formation courte de quelques heures et sans perte de chance pour les patients.
Le dépistage de l'anévrisme de l'aorte abdominale par échographe portable est donc acceptable pour le médecin généraliste français.
Mais si les études étrangères sont encourageantes, des études réalisées en France en soins primaires seraient nécessaires en termes de faisabilité et coût/efficacité.

Fréquence et difficultés d'utilisation des cartes de professionnel de santé par les remplaçants bas-normands en 2013

P 146

Auteurs
A. Godin, V. Renouf, R. Morello, T. Raginel
Courriel : thibaut.raginel@unicaen.fr

Introduction :
Les Cartes de Professionnel de Santé (CPS) permettent notamment l'édition et l'envoi des feuilles de soins électroniques. Ces cartes ne peuvent pas être prêtées, y compris lors des remplacements. Pourtant les remplaçants en médecine générale évoquaient souvent, de façon informelle, un prêt et une utilisation des CPS des médecins remplacés. Cette étude avait pour objectif principal de déterminer la fréquence d'utilisation de leurs propres cartes par les médecins généralistes remplaçants pour le remboursement des patients en 2013.

Objectif :
Une enquête rétrospective a été réalisée en 2014 auprès des médecins généralistes remplaçants en Basse-Normandie par un questionnaire informatisé. Les données recueillies concernaient leur possession, leur connaissance, ainsi que la fréquence et les difficultés d'utilisation de leurs propres CPS au cours de l'année 2013.

Méthode et moyens :
Le taux de participation était de 29,8 %. Tous les remplaçants connaissaient la CPS mais 71,9 % ne connaissaient pas la Carte de Professionnel en Formation (CPF). Une carte (CPS ou CPF) était détenue par 71,9 % des remplaçants en 2013, et parmi eux 26,1 % l'avaient déjà utilisée. 78,1 % des répondants pensaient possible l'utilisation de la CPS du médecin remplacé. Les principales difficultés d'utilisation identifiées étaient un manque de demande des médecins remplacés, des problèmes de configuration des logiciels et d'installation des cartes, une méconnaissance de l'utilité des cartes.

Résultats attendus :
La fréquence d'utilisation de leurs propres cartes par les remplaçants bas-normands était faible. Une meilleure information des médecins sur l'utilisation et les aides à l'installation de ces cartes paraît nécessaire.

L'enfant « faux positif » du dépistage de la trisomie 21 : quel impact sur les représentations de l'enfant par la mère ?

P193

Auteurs
L. Wecxsteen, M. Lamort Bouché, C. Perdrix, M. Flori
Courriel : mf.flori@medsyn.fr

Introduction :
Le dépistage de la trisomie 21 pendant la grossesse est proposé à toutes les femmes enceintes, et permet de définir deux groupes en fonction du niveau de risque : un groupe à faible risque et un groupe à risque élevé. Environ 99% des femmes appartenant au groupe à risque élevé, auront un enfant indemne de trisomie 21. Nous avons voulu explorer le vécu du dépistage et rechercher s'il influait sur la mise en place des représentations maternelles du fœtus, et sur la relation mère enfant après la naissance.

Méthode :
Une étude qualitative par entretien semi-dirigés a été réalisée auprès de femmes appartenant à un groupe à risque élevé, ayant eu une amniocentèse avec un caryotype fœtal normal. Les patientes étaient interviewées quelques mois après la naissance de l'enfant.

Résultats :
Dix sept entretiens ont été réalisés. L'attente des résultats était une période douloureuse, pendant laquelle la grossesse pouvait être désinvestie. Les représentations maternelles du fœtus puis de l'enfant étaient parasitées par la représentation du handicap. Après la naissance, certaines mères traquaient la malformation ou guettaient l'apparition d'un trouble psychomoteur. L'enfant apparaissait fragile aux yeux de sa mère.

Discussion :
Ce travail ne permet pas de connaitre le retentissement du dépistage sur le lien mère-enfant. Cependant même après la naissance, le vécu du dépistage n'apparaît pas toujours comme une histoire révolue, il peut s'insinuer dans le présent de manière récurrente. Et l'anxiété induite peut perdurer en post natal. La répercussion de ce dépistage et notamment des " faux positifs " sur la relation précoce mère-bébé, mériterait d'être étudiée.
Cette étude nous fait prendre conscience de l'importante variabilité du vécu du dépistage de la trisomie 21 par les patientes et de la difficulté pour les soignants de l'anticiper. Aux soignants d'écouter les craintes de ces patientes pendant la grossesse et après la naissance.

Les gestes techniques pratiqués par les médecins généralistes : enquête déclarative auprès de médecins généralistesdu Languedoc-Roussillon

P228

Auteurs
B. de la Tour, B. Clary, M. Badin, F. Carbonnel
Courriel : francois.carbonnel@gmail.com

Introduction :
Les gestes techniques font partie du quotidien de l'exercice du médecin généraliste. Leur pratique semble hétérogène selon les territoires de soins. La formation à leur pratique n'est pas uniformisée au cours des études médicales.
L'objectif de ce travail était d'établir un profil des gestes réalisés par les médecins généralistes et d'identifier les obstacles à leur pratique.


Objectif :
Etude observationnelle descriptive auprès de médecins généralistes à l'aide d'un questionnaire en ligne portant sur 28 gestes techniques adressé via l'URPS au premier trimestre 2014. Les gestes techniques étudiés étaient identifiés par 3 chercheurs en médecine générale.

Méthode et moyens :
Le taux de réponse était de 14,4% (202/1402). 5 gestes étaient réalisés régulièrement par une grande partie des médecins : injections médicamenteuses IM ou SC, extraction de bouchons de cérumen, pansements de brûlures, sutures de plaies de moins de 3cm et IDR à la tuberculine. 13 gestes n'étaient jamais réalisés par plus de la moitié des médecins. Un profil-type de médecin généraliste réalisant le plus de gestes techniques se dégageait significativement d'un point de vue statistique: un homme exerçant en milieu rural dans une maison de santé pluridisciplinaire, faisant au moins 6 visites à domicile par semaine. Les 2 obstacles principaux à la réalisation des gestes étaient le manque de demande pour le geste et la présence de professionnels plus compétents à proximité. Une minorité de médecins seulement se sentaient compétents pour les gestes articulaires et tendineux, les immobilisations d'articulations et les gestes dermatologiques hors sutures et pansements.
Plus des deux tiers des médecins étaient intéressés par d'éventuelles formations aux gestes et plus d'un tiers pour enseigner des gestes techniques aux étudiants


Résultats attendus :
Alors que se développe la simulation dans l'enseignement médical initial et continu, ce travail pourrait permettre d'orienter au mieux les gestes techniques pour lesquels les médecins généralistes devraient être formés, en les adaptant aux besoins de la population selon leur lieu d'installation. 

Pourquoi les médecins généralistes ne font-ils que rarement des ECG ?

P93

Auteurs : M. Kessler,  M. Lévèque
Courriel : leveque.m@wanadoo.fr

Introduction :
Il existe de nombreuses situations qui peuvent conduire a` la re´alisation d'e´lectrocardiogrammes (ECG) en me´decine ge´ne´rale cependant peu de me´decins ge´ne´ralistes (MG) dans notre région, utilisent l'ECG. Quels sont les freins a` l'utilisation de l'ECG par les me´decins ge´ne´ralistes dans notre région ?

Objectif :
Etude qualitative a e´te´ re´alise´e aupre`s 27 me´decins ge´ne´ralistes  (9 urbains, 9 ruraux et 9 semi-ruraux). Les me´decins ont e´te´ interroge´s sur leur pratique concernant l'ECG. Les entretiens individuels et semi-dirige´s ont e´te´ enregistre´s, retranscrits mots pour mots puis codés gra^ce au logiciel RQDA et analysés par thème.

Méthode et moyens :
Plusieurs notions sont ressorties pour expliquer le faible usage de l'ECG tels que des difficulte´s d'interpre´tation, la peur du me´dico-le´gal, le manque de temps, le cou^t de l'appareil, la ve´tuste´ du mate´riel, les autres alternatives, l'absence d'inte´re^t pour la cardiologie.

Résultats attendus :
Tous les me´decins reconnaissent une ACFA. Le me´decin ge´ne´raliste a-t-il juridiquement le droit d'interpre´ter des ECG ? Le prix de l'e´lectrocardiographe justifie-t-il le fait de ne pas utiliser tous les moyens disponibles pour bien travailler ? D'autant qu'il suffit de faire 2 ECG par semaine pendant 5 ans pour le rentabiliser. Le fait de de´le´guer a` nos confre`res cardiologues peut-il de´cre´dibiliser les MG ? Ne pas utiliser tout le mate´riel a` notre disposition peut-il e^tre conside´re´ comme de la mauvaise me´decine ? Re´aliser un travail qui indiquerait clairement les situations pour lesquelles le MG doit faire un ECG pourrait e^tre une piste pour encourager les MG a` faire des ECG.