Enseigner la coopération professionnelle

Vous êtes dans la rubrique "Productions pédagogiques"»"Communications orales"

Travailler ensemble : Médecin-Pharmacien

Numéro: 16

Auteurs: F. Garnier,  S. Faure,  B. Pech
Email: fgarnier006@cegetel.rss.fr

Contexte.
Malgré l'absence de preuve de l'impact de la collaboration Pharmaciens-Médecins généralistes sur la santé des patients, les facultés de médecine et de pharmacie d'Angers décident de proposer aux internes et aux étudiants de pharmacie de 6ème année une journée de formation commune. (29 médecins, 36 pharmaciens).
Deux journées d'enseignement ont été réalisées, une en médecine et une en pharmacie. Elles ont été conçues par les enseignants des deux facultés.

Objectifs.
Comprendre les enjeux de la substitution pour le patient du médecin et du pharmacien, connaître les modalités de prescriptions particulières, communiquer en cas de prescription inacceptable pour le pharmacien, savoir dire non à une demande inacceptable du patient, travailler ensemble en cas de prescription dangereuse chez un patient fragile.
Méthodes pédagogiques: remue méninge sur les représentations de chaque groupe, travail en sous groupes sur documents (ordonnances), situations cliniques, jeu de rôle, synthèse des enseignants.

Conclusion.
A coté de l'enthousiasme pour la nouveauté, les étudiants soulignent l'intérêt de comprendre le métier de l'autre pour se parler, la séquence de travail sur le savoir dire non est plébiscitée.

Mettre les étudiants en situation pour construire des compétences interprofessionnelles en soins primaires

Numéro: 104

Auteurs: P. Mercier
Email: p.mercier@medsyn.fr

Justification.
En Bourgogne des professionnels de santé de terrain ont fait évoluer le mode d'organisation des soins : exercice regroupé, coopérations interprofessionnelles. Dans un contexte de réforme des métiers de la santé et plus largement  de notre système de santé, initier une formation  partagée par de futurs professionnels des soins de santé primaires nous a semblé opportun, voire nécessaire.

Contexte de réalisation.
Un séminaire optionnel « interprofessionnel » a été proposé en  2011, ouvert à dix  étudiants de  DES de médecine générale,  étudiants infirmiers et pharmacien, puis élargi  en 2012 aux  aides soignants, kinésithérapeutes.

Objectifs de réalisation.
Les étudiants sont mis en situation de partage professionnel pour,
  •                 appréhender les  représentations  du métier de l'autre et leur impact ;
  •                 analyser une situation clinique,  définir en concertation un plan de soins , la place et le rôle de chacun.

Méthode.
La formation alterne, sur une journée, ateliers et plénières de restitution et de synthèse. Conception et mise en œuvre reposent sur une équipe d'enseignants de chaque profession. Les trois sessions réalisée depuis 2011 ont été évaluées.

Résultats.
Sur la première, l'évaluation  a déterminé l'ouverture à d'autres futurs professionnels de santé.
Elle confirme sur les trois sessions : 
  •                 l'intérêt d'une mise en situation interprofessionnelle précoce pour les étudiants en formation aux  métiers de santé : prise de conscience de ce que recouvre les concepts de santé, de soins primaires, de coopération interprofessionnelle, d'organisation territoriale des soins de santé.
  •                 le  besoin de consacrer plus de temps de  formation  à la pratique interprofessionnelle.

Conclusion.
Comment développer cette formation à la pratique interprofessionnelle en soins primaires ?

Un séminaire de formation interprofessionnelle: quelle évaluation en font les étudiants?

Numéro : 224

Auteurs: L. Fiquet,  S. Hugé
Email : laure.fiquet@univ-rennes1.fr

Contexte.
La collaboration entre professionnels de santé apparaît indispensable pour prodiguer des soins de qualité. Dans ce contexte, des formations interprofessionnelles se sont développées pour promouvoir ce type de pratique, définir les rôles de chacun et clarifier la place de chaque professionnel.
Depuis 2009, une centaine d'étudiants en formation pour devenir diététiciens, ergothérapeutes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, médecins généralistes, podologues, pharmaciens ou sages-femmes participent à un séminaire pluriprofessionnel.

Question.
Comment les étudiants ont-ils perçu cette formation? Comment envisagent-ils les rapports interprofessionnels à l'issue de ce séminaire ?

Méthode.
Une étude qualitative par entretiens semi-directifs est en cours. Il s'agit d'interroger des étudiants de différentes professions ayant participé au premier séminaire entre 2009 et 2010, selon un guide d'entretien centré autour de l'évaluation de la formation et de leur perception, jusqu'à saturation des données. Après une retranscription intégrale, un codage manuel axial sera réalisé par deux chercheurs.

Résultats.
Il s'agit d'évaluer comment cette formation a été perçue par les étudiants. Les premiers résultats permettent d'identifier les apports d'une telle formation à savoir de découvrir les champs d'activité de chaque profession et les rôles partagés. Les jeunes professionnels expliquent être plus attentifs aux autres en favorisant la communication et les travaux collaboratifs. Ils regrettent que cette formation ne soit pas obligatoire pour l'ensemble des étudiants en formation. Ils soulignent que des obstacles demeurent à savoir l'organisation du système de soins ou la méconnaissance de leur rôle de la part de  nombreux professionnels déjà en exercice. 

Conclusion.
Cette évaluation permettra de faire évoluer le séminaire de formation.  Si ce type de formation permet d'appréhender les rôles de chaque professionnel et de promouvoir les pratiques collaboratives, il faut néanmoins qu'elles puissent être intégrées aux cursus d'un grand nombre d'étudiants, futurs professionnels de santé.

De l''intérêt d''informer précocement les internes en médecine générale sur le réseau de maintien dans l''emploi

Numéro : 65

Auteurs: G. Gentile,  S. Arnaud,  C. Berkowitz-Saban,  D. Bonnet,  D. Charrier,  K. Coulibaly,  G. Francois,  L. Guldner-Barrière,  C. Landret,  J.-P. Menu,  E. Milella,  G. Péguin,  P. Sabrou,  R. Sebbah,  A. Viau,  P. Verger,    A.-P. Gille
Email: gentile.gaetan@wanadoo.fr

Contexte.
Arrêts de travail prolongés, capacités de travail réduites, reprise du travail non anticipée, inaptitude au poste de travail… ces situations difficiles s''ajoutent aux problèmes de santé des patients et peuvent provoquer une désinsertion professionnelle. Les patients se sentent isolés lorsqu''un manque de coordination des différents acteurs les confronte à des discours divergents sur leur capacité à reprendre le travail. Or, le médecin généraliste est le premier maillon d'un réseau de professionnels qui peut être alerté.

Objectifs.
Améliorer l''accès au réseau de maintien dans l''emploi des patients en informant leurs médecins, faire connaître le rôle de chaque acteur (médecin du travail, médecin conseil, assistante sociale, service d''appui au maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés) et les outils disponibles.

Méthode.
Une collaboration entre un groupe régional pluridisciplinaire de médecins et acteurs de prévention (SISTEPACA) et le département de médecine générale de la faculté de médecine de Marseille a été instaurée pour former systématiquement tous les internes de médecine générale lors du 3ème cycle, avant leur stage en médecine de ville, sur l''utilité d'une prise en charge globale du patient en activité, intégrant la dimension socio-professionnelle.

Résultats.
Des informations concrètes sont apportées avec un véritable contenu pédagogique (séance plénière avec support informatique et plaquette de présentation) en interactivité avec les internes, pour faciliter leur exercice futur de médecin généraliste dans l''orientation des patients, pendant l''arrêt de travail, comme solliciter une visite de pré-reprise auprès du médecin du travail, rédiger des certificats pour mettre en place un temps partiel thérapeutique, une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ou bien une demande d'invalidité...

Conclusion.
Le maintien dans l''emploi est une problématique complexe où l''anticipation et la coordination précoce entre médecin généraliste, médecin spécialiste, médecin conseil, médecin du travail sont nécessaires dans l''intérêt du patient. A cet égard, la sensibilisation des internes est essentielle.