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Evaluation des stages Pôle Mère-Enfant en Ambulatoire

Numéro  : 183

Auteurs: V. Flory, M. Flori, Y. Zerbib
Email : vasanthaflory@yahoo.fr
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La maquette du DES de Médecine Générale comprend un semestre au titre de la pédiatrie et/ou de la gynécologie. Le département de médecine générale propose aux internes de réaliser ce stage en ambulatoire. Une évaluation des stages Pôle Mère-Enfant en Ambulatoire (PMEA) par les étudiants a été menée. L'objectif principal était d'explorer le ressenti des étudiants sur l'acquisition de compétences pour la prise en charge de l'enfant et de la femme en médecine générale. Les objectifs secondaires étaient d'établir un profil des internes choisissant ce stage, d'évaluer la satisfaction des étudiants, et proposer des aménagements du stage.

Nous avons  réalisé une étude qualitative à partir d'entretiens semi-dirigés conduits auprès de quatorze internes ayant réalisé un stage PMEA entre novembre 2005 et novembre 2010.

Les résultats montrent que le ressenti des étudiants concernant l'acquisition de compétences pour la prise en charge de l'enfant et de la femme est positif. Ils expriment leur satisfaction devant un stage formateur répondant aux objectifs pédagogiques. Les internes ont insisté sur leur progression dans l'approche centrée sur le patient, la prise en charge globale et la coordination des soins. Ils soulignent l'intérêt de la complémentarité des lieux et des maîtres de stage. En revanche, les étudiants ont mis en évidence un recrutement parfois insuffisant en gynécologie et en pédiatrie, des difficultés d'accès aux terrains de stage en Protection Maternelle et Infantile et en Centre de Planification et d'Education Familiale, ainsi qu'une autonomie en stage parfois inadaptée.

En conclusion, le ressenti des internes concernant l'acquisition de compétences pour la prise en charge de l'enfant et de la femme en médecine générale, au cours des stages PMEA, est positif. Ce type de stage semble permettre aux étudiants de mieux se confronter à la réalité du terrain ambulatoire et de mieux construire leur projet professionnel.

Les troubles du sommeil en médecine générale peuvent-ils être pris en charge  au sein  de programmes d'éducation thérapeutique

Numéro : 162

Auteurs : S. Ané, B. Chicoulaa, M. Bismuth, M.-E. Rougé Bugat, P. Bismuth, B. Escourrou, P. Mesthé, J.-C. Poutrain, J. Subra, L. Latrous, J. Birebent, A. Freyens, O. Bourgeois, T. Brillac, P. Boyer, Y. Abitteboul, A. Stillmunkes, S. Bismuth, M. Vidal, S. Oustric
Email: m.bismuth@wanadoo.fr

Contexte.
La prévalence de l'insomnie dans la population est proche de 20%. Le réseau MORPHEE a montré l'efficacité de programme d'éducation thérapeutique (ETP) pour réduire la prescription de psychotropes et améliorer la qualité du sommeil. Notre objectif a été d'évaluer les représentations du sommeil et de ses troubles dans une patientèle de médecine générale en vue de proposer une démarche d'ETP.

Méthode.
Étude descriptive de type transversale, sous la forme d'une auto-évaluation par questionnaire des patients volontaires âgés de 18 à 90 ans dans deux cabinets médicaux de notre département

Résultats.
414 questionnaires exploitables sur  482 patients sélectionnés
48% (n=199) des patients  se sont  dit insatisfait de la qualité de leur sommeil.
Le critère de qualité principal du sommeil était pour 73% (n=304) des  patients (l'absence de réveils répétitifs).
Pour 45% (n=188) des patients, le rôle du sommeil était la récupération physique et intellectuelle, pour 40% (n=164) le repos du corps et de l'esprit, pour 23% (n=97), la réparation, la régénération.
La définition de l'insomnie retrouvait les notions de manque ou d'absence de sommeil (36 % de l'échantillon), les difficultés d'endormissements (29% de l'échantillon). Aucun patient n'évoquait les conséquences sur la vie quotidienne.
74% (n=307) des  patients souhaitaient recevoir de leur médecin des conseils et 53% (n=221) attendaient une prescription médicamenteuse privilégiant  une prescription de phytothérapie ou homéopathie dans  75%  des cas.

Conclusion.
L'évaluation et la compréhension des représentations du patient vis à vis du sommeil et de ses pathologies permet au médecin de mieux appréhender le processus d'éducation thérapeutique.
Mais cette démarche d'éducation, au sein d'un cabinet médical, se heurte à deux problématiques principales : la nécessité pour le médecin de bénéficier de connaissances suffisantes  pour accompagner son patient, et la capacité à se dégager du temps dédié à la pratique éducative.

Lomb-ATCIF : un outil d'évaluation fonctionnelle et contextuelle pour la décision d'arrêt de travail dans la lombalgie aiguë

Numéro: 175

Auteurs: Y. Lévy,  E. Chaléat-Valayer,  J.-B. Fassier,  A.-M. Schott,  L. Letrilliart
Email: docteur.levy.yvan@orange.fr

Objectif.
Evaluer le caractère discriminant d'une checklist (ATCIF) dérivée de la Classification Internationale du Fonctionnement pour la prescription des arrêts de travail chez les patients consultant en médecine générale pour une lombalgie aiguë.

Méthodes.
Étude transversale ayant inclus 60  patients en activité professionnelle atteints de lombalgie aiguë commune.  Dix internes en stage dans 21 cabinets de maîtres de stage universitaires ont identifié et coté leurs principales limitations fonctionnelles et contextuelles.
Résultats : L'absence d'études supérieures (p=0,03) et une catégorie socio-professionnelle autre que cadre (p=0,05) étaient associées à la prescription d'un arrêt de travail. Les sensations de douleur représentaient 85% des déficiences organiques. Les restrictions d'activité intéressaient la mobilité dans 97% des cas. Un obstacle environnemental, le plus souvent un défaut d'adaptation du poste de travail, a été rapporté chez 52% des patients et était associé à la décision d'arrêt de travail (p=0,02). L'intensité des limitations dans chacune des trois composantes précédentes était associée à la décision d'arrêt de travail (p<0,01).
Conclusion.
La décision d'arrêt de travail est déterminée par la présence de limitations contextuelles et l'intensité de l'ensemble des limitations observées. La « checklist ATCIF » permet une meilleure évaluation du patient que l'approche traditionnelle basée sur le seul établissement d'un diagnostic. Elle constitue un support pour une évaluation partagée du patient et une communication interprofessionnelle.

Satisfaction des internes de Médecine Générale ; étude qualitative par entretiens semi-dirigés

Numéro: 194

Auteurs: B. Le Floch,  A. Montfort, B. Chiron, M. Barais, A. Calvez, P. Nabbe, P. Barraine, J.-Y. Le Reste, C. Liétard
Email : blefloch1@univ-brest.fr

Introduction.
La démographie médicale en soins primaires est préoccupante en France et en Europe. Les raisons du « burn out » chez les internes et jeunes médecins généralistes ont été fréquemment étudiées. Par contre, les recherches en matière de satisfaction au travail dans cette population sont peu nombreuses en France. Le but de ce travail était d'étudier les facteurs professionnels positifs chez les internes de médecine générale.

Méthode.
Qualitative par entretiens semi dirigés. La population était constituée d'internes de médecine générale ayant effectué le stage chez le praticien de niveau 1 et se destinant a priori aux soins primaires. Les entretiens ont été enregistrés et intégralement retranscrits. Les verbatims ont été analysés en théorie fondée par deux chercheurs en aveugle. Les codages ouverts et axiaux ont été ensuite validés par un groupe de recherche.

Résultats.
La moyenne d'âge des internes interrogés était de 28 ans. Le sex-ratio était de 50 %. La saturation a été obtenue après quatre entretiens ; quatre entretiens supplémentaires ont été réalisés. Les principaux facteurs positifs sur leur futur métier étaient l'installation, dans un cadre agréable, de liberté et collégial. L'avenir de la discipline était ressenti comme positif ; les internes étaient fiers de leur métier, se situaient au coeour du système de soin. L'aspect intellectuel était souligné. Les internes interrogés aspiraient à devenir maîtres de stage. Ils étaient centrés sur le patient. Les compétences de médecine générales définies par la WONCA ressortaient nettement comme facteurs positifs. Le nécessaire équilibre entre vie privée et vie professionnelle était souligné.

Conclusion.
L'étude de la vision positive des internes de médecine générale préconise de guider leur formation sur les compétences définies par la WONCA. Les décisions en matière de démographie médicale doivent tenir compte de ce modèle pour être efficaces.

Les raisons du choix de la médecine générale à Poitiers, ECN 2012.

Numéro : 231

Auteurs: B.-V.Tudrej B.V.,  T. Mesnier, B. De Boysson,  M. Andrieux,  M. Rehman,  J. Gomes
Email : jose.gomes.mornac@wanadoo.fr

Les choix aux ECN ont été cette année en partie bouleversés par l'interdiction du redoublement du DCEM4. De ce fait, après les ECN 2012 seulement 4,2% des postes de médecine générale n'ont pas été pourvus cette année, contre 15,3% l'année dernière. La médecine générale souffre annuellement de ces postes non pourvus. A Poitiers, pour la première fois par exemple, le dernier poste de psychiatrie (7623) a été pris après le dernier poste de médecine générale (7403). Et pour la première fois, tous les postes de médecine générale ont été pourvus à Poitiers.

Dans ce contexte, nous souhaitions comprendre les raisons qui poussent les nouveaux internes de médecine générale à choisir cette spécialité dans notre région, ainsi que leurs attentes.
Nous avons établi un questionnaire papier qui sera présenté aux nouveaux internes lors du choix des stages pour novembre 2012 nous assurant ainsi un taux de réponses très important.
Les questionnaires seront dépouillés dès le lendemain afin de pouvoir présenter les premiers résultats lors du congrès de CNGE de Lyon fin novembre.

Nous savons d'ores et déjà par la bibliographie que les raisons sociales et familiales ont un poids important dans le choix des internes. En pleine préparation des commissions de subdivisions, nous déplorons l'augmentation massive du nombre d'internes face aux limites de formation de qualité sur le terrain. Nous espérons ainsi débrouiller quelques motifs sur lesquels une faculté peut avoir un impact afin de pouvoir attirer les internes sur les régions les moins prisées.

ALTO. Etude observationnelle prospective sur la prise en charge pharmacologique préventive de la douleur induite par la kinésithérapie ostéoarticulaire

Numéro: 70

Auteurs: D. Pouchain,  V. Rondeau,  D. Kamar,  R. Arnaud,  J.-Y. Milon,  S. Perrot
Email: denis.pouchain@free.fr

Objectif.
Décrire les stratégies de prévention de la douleur associée à la kinésithérapie, et leur impact chez des patients souffrant d'une douleur musculosquelettique.

Méthode.
Un registre national de patients consécutifs recevant une première prescription de kinésithérapie a été constitué. Chez les 4 premiers patients inclus, une évaluation a été faite par le médecin. Un auto-questionnaire a été complété par le patient avant la 1re, après la 5e et après la dernière séance de kinésithérapie. Les médecins et les patients inclus ont rempli le questionnaire Tampa de kinésiophobie (TSK).

Résultats.
186 médecins généralistes ont prescrit une kinésithérapie à 2 987 patients. Pour les 700 patients issus du registre suivis prospectivement, le mode évolutif de la pathologie était chronique, ou aigu sur fond chronique dans 55% des cas, et aigu dans 45%. En moyenne, les patients avaient une douleur = 6,5 ± 1,8 mm à l'EVA et un niveau de kinésiophobie élevé (TSK = 44,4 ± 6,8). Un traitement antalgique préventif de la douleur induite a été prescrit chez 26% des patients (pharmacologique seul dans 68% de ces cas). En dehors de l'âge et de l'intensité de la douleur, la prescription pharmacologique préventive était liée au mode évolutif de la pathologie : 30% des patients ayant une pathologie chronique ou aigue sur fond chronique vs 20% pour les patients ayant une pathologie aigue (p = 0,004).
La kinésithérapie a été considérée comme douloureuse par 68% des patients et perçue comme bénéfique par 88% des patients. L'augmentation de la satisfaction moyenne des patients était de 35% chez ceux ayant reçu un traitement antalgique préventif pharmacologique seul versus 17% chez ceux n'ayant reçu aucun traitement préventif (p = 0,018).

Conclusion.
La prise en charge préventive de la douleur induite par la kinésithérapie est insuffisante alors qu'elle améliore la satisfaction des patients.

Importance et fréquence des affections dermatologiques en médecine générale

Numéro : 61

Auteurs : P. Frances, J. Almosni
Email : frances.pierre@wanadoo.fr

Le médecin généraliste, premier interlocuteur avec le patient, a une grande responsabilité dans la qualité de sa prise en charge. Ainsi nous avons voulu évaluer la part de la dermatologie dans cette consultation, et identifier la nature de ces affections.

Objectif principal.
Effectuer un recueil démographique descriptif des patients rencontrés.
Objectif secondaire: Déterminer les 5 pathologies les plus fréquemment vues, et évaluer l'intérêt de leur diagnostic.

Méthode.
Recueil prospectif des observations recueillies sur un mois d'activité professionnelle dans un cabinet de médecine générale. 849 patients ont été consultés, 217 avaient un problème dermatologique (le motif principal étant autre pour 55 patients).

Résultats.
La moyenne d'âge de la population étudiée est de 67 ans, avec 104 hommes et 113 femmes.
Les 5 pathologies les plus rencontrées sont l'eczéma pour 49 cas (22,6%), les infections cutanées pour 43 cas (20%), les mycoses superficielles pour 22 cas (10%), les kératoses actiniques pour 17 cas (8%), et le psoriasis pour 14 cas (6,4%). En ce qui concerne l'eczéma, l'eczéma atopique est prépondérant avec 33 cas (15,2%), puis l'eczéma de contact  avec 12 cas (5,5%).
Pour les infections cutanées, l'herpès buccal est présent dans 11 cas (5%), le zona dans 10 cas (4,6%), et l'herpès génital dans 3 cas (1,4%).

Conclusion.
Cette étude montre l'intérêt de la dermatologie en médecine générale (25,5% des consultations sont en rapport avec un problème dermatologique). Une expertise avisée est nécessaire, pour les affections cutanées comme le zona (cela permet parfois une réduction des douleurs secondaires), pour le psoriasis qui nécessite souvent une aide psychologique, ou acquérir une formation de qualité dans les kératoses actiniques (dont 10% peuvent se transformer en épithélioma spinocellulaire).
Le médecin généraliste, pierre angulaire dans la prise en charge du patient, doit donc connaître et se former en dermatologie.

Evaluation de l'efficacité clinique de la metformine dans le diabète de type 2

Numéro : 73

Auteurs: R. Boussageon, I. Supper, T. Bejan-Angoulvant, N. Kellou, M. Cucherat, J.-P. Boissel,B. Kassaï, A. Moreau, F. Gueyffier, C. Cornu
Email  : remy.boussageon2@wanadoo.fr

Contexte.
Depuis la publication des résultats de l'étude UKPDS 34, la metformine est recommandée en première intention chez les patients atteints de diabète de type 2 (DT2) et obèses. Son efficacité sur la mortalité totale aurait été démontrée. Cependant, l'étude UKPDS34 n'était pas en double-insu et ses résultats n'ont jamais été reproduits.

Objectifs et Méthodes.
Méta-analyse des essais cliniques randomisés évaluer l'efficacité de la metformine sur la morbimortalité. Sources documentaires : Medline, Embase et Cochrane de Janvier 1950 à juillet 2010.

Résultats.
11 ECRs ont été retenus. Au total, 9121 patients ont été traités par metformine et 3112 ont reçu le traitement conventionnel ou le placebo. La metformine n'a pas modifié significativement les critères de jugements étudiés, que ce soit la mortalité totale (RR=0,99; IC 95% [0,75- 1,31]); la mortalité cardiovasculaire (RR=1,05; IC 95% [0,67 à 1,64]) ; la survenue d'IDM (RR=0,90; IC95% [0,74 - 1,09]), d'accident vasculaire cérébraux (RR=0,76; IC95% [0,51-1,14]), d'insuffisance cardiaque (RR=1,03; IC95% [0,67-1,59]), les évènements vasculaires périphériques (RR=0,90; IC95% [0,46 -1,78]) ; les amputations des membres inférieurs (RR = 1,04 ;IC95% [0,44- 2,44]) ou les complications microvasculaires (RR = 0,83;IC95% [0,59-1,17]). Il existait une hétérogénéité significative pour les critères "mortalité totale" et "mortalité cardiovasculaire". Une surmortalité liée à l'inclusion du sous groupe d'UKPDS34 a été retrouvée avec l'association metformine plus sulfamides : RR=1,55 ;IC95% [1,03-2,33]. 

Conclusion.
L'efficacité de la metformine sur la morbimortalité chez des patients atteints de DT2 n'est pas prouvée par des essais cliniques de bonne qualité méthodologique. Son rapport bénéfice/risque reste incertain. Des ECRs en double-insu sont nécessaires pour l'évaluer correctement.

Allaitement maternel : représentations des médecins généralistes

Numéro : 68

Auteurs : C. Sosiewicz,  A. Ichir
Email  : delphine.rube@wanadoo.fr

Contexte.
Même si les bienfaits de l'allaitement maternel sont reconnus, le taux d'initiation et la durée d'allaitement maternel en France sont parmi les plus bas d'Europe. Le médecin généraliste est souvent consulté au cours d'une grossesse pour son suivi ou un problème intercurrent ; c'est également le premier professionnel consulté en cas d'allaitement pathologique et celui qui suit la dyade mère-enfant. De ce fait, le médecin généraliste a un rôle à jouer dans la promotion et l'accompagnement de l'allaitement maternel en amont, pendant la grossesse et après la naissance.

Objectifs.
L'objectif de ce travail de thèse, était d'identifier les représentations de l'allaitement maternel des médecins généralistes. L'objectif secondaire était d'en dégager des freins et des moteurs à sa promotion et à son soutien.

Méthode.
Etude qualitative par entretiens semi-dirigés individuels de médecins généralistes, dans les départements du Cher et du Loiret.
L'échantillonnage multi-sites permettra ou non d'obtenir des résultats plus fiables et valides si ces résultats se vérifient dans deux contextes différents mais comparables. Le nombre d'entretiens sera guidé par la saturation des données. L'analyse thématique de contenu se fera indépendamment, en double aveugle, par chacune des deux thésardes, puis les résultats seront comparés et mis en commun afin de réaliser une triangulation de l'analyse.

Résultats (analyse en cours).
Le recueil des données est en cours avec 8 entretiens réalisés sans atteinte de la saturation des données. Unanimement les médecins interrogés pensent que l'allaitement maternel est le mieux pour le nourrisson. Cependant  sa promotion et son soutien s'inscrivent  dans un contexte psychologique, familial, social, culturel, économique, politique, religieux, voir philosophique.

Discussion.
Les résultats obtenus permettront de dégager des thématiques et concepts clés, permettant d'identifier les problèmes de prise en charge ambulatoire de l'allaitement maternel.

Les médecins généralistes et le parcours des femmes enceintes en soins primaires

Numéro: 163

Auteurs : M. Perron,  C. Baron
Email : maelle.perron@wanadoo.fr
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Contexte.
Selon l'HAS, le suivi régulier des grossesses à bas risque est effectué par le professionnel de santé choisi par les femmes. L'enquête  nationale périnatale de 2010 estime que le suivi est assuré au moins par un généraliste dans 23,8% des cas. La population de ces femmes enceintes et  leurs  motifs de recours sont mal connus. L'objectif de cette étude est de décrire leur profil et les situations qui les amènent à consulter.

Méthode.
Une étude descriptive a été réalisée à partir des dossiers médicaux dans 4 cabinets d'une même région sélectionnés en variation maximale. Elle concernait les femmes déjà venues au cabinet et ayant accouché entre  janvier 2010 et décembre 2011. Les informations ont été relevées à partir d'une grille de lecture construite sur les données de la littérature. Les caractéristiques socio-économiques des femmes et celles de leur suivi médical ont été saisies sur tableau Excel puis retraitées pour permettre une analyse statistique descriptive et compréhensive à partir de tableaux croisés.

Résultats.
199 patientes ont été répertoriées chez 8 médecins dont 4 femmes et 4 hommes. 67% des emplois étaient renseignés dont 43% représentés par  les employés et 23% par les professions intermédiaires. 36% ont eu une prescription d'arrêt de travail. 65% connaissaient leur médecin depuis au moins 3 ans. 40% ont fait réaliser leur suivi de grossesse par un généraliste qui était une femme dans 86% des cas. Celles-ci effectuaient en moyenne 3 consultations hors du suivi. Celles suivies par un autre professionnel  en réalisaient 2,32.

Conclusion.
L'étude renseigne les informations hétérogènes contenues dans les dossiers des femmes en dehors des données strictement médicales. Les modalités de recours au médecin généraliste sont diverses pendant la grossesse. Le recours est d'autant plus fréquent que le suivi est effectué par celui-ci.

La grossesse après un premier épisode de maladie veineuse thromboembolique : quel risque de récidive ?

Numéro : 177

Auteurs : A. Daoudal
Email : auroredaoudal@hotmail.fr
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La MVTE est une des premières causes de mortalité et de morbidité maternelle dans les pays occidentaux. Les recommandations sur la mise en place d'une thromboprophylaxie pendant la grossesse et sa durée laissent bien souvent plusieurs possibilités aux praticiens.
Notre objectif était d'évaluer le risque de récidive de la MVTE pendant la grossesse et le post-partum, et d'identifier les femmes les plus à risque de récidive en fonction des facteurs de risque présents au moment du premier évènement thrombotique et au moment de leur grossesse.
De 1992 à 2011, toutes les patientes de notre centre  présentant  un premier épisode de MVTE ont été incluses consécutivement. Au cours du suivi, nous avons enregistré 96 grossesses chez 62 femmes.
Le taux de récidive thromboembolique pendant la grossesse est de 7,3 %.
Les récidives de MVTE surviennent dès le début de la grossesse avant la mise en place de la prophylaxie et en post-partum, parfois malgré la prophylaxie.
Les facteurs cliniques augmentant le risque de récidive pendant la grossesse sont l'obésité, les varices et la survenue du premier épisode de thrombose veineuse en contexte hormonal (grossesse, post-partum ou sous COP).
Le traitement préventif de la MVTE est bien toléré pendant la grossesse et l'accouchement mais augmente le risque de césarienne.
Afin de préparer les grossesses, il faut encourager la pratique de la consultation préconceptionnelle par tous les praticiens réalisant les suivis gynécologiques des femmes.

Quelles sont les compétences requises pour le suivi du début de grossesse par le médecin généraliste ?

Numéro: 212

Auteurs: J.-M. Franco
Email : andrei.franco@orange.fr

Contexte.
La France est au sommet de la natalité et de la fécondité en Europe avec un indicateur conjoncturel de fécondité à 2. La Réunion se place au 2° rang des départements français avec un ICF à 2,48. A la Réunion, comme dans les autres DOM TOM, il existe une surmortalité maternelle et néonatale précoce.
Le médecin généraliste est ainsi de plus en plus concerné par ce champ de la pratique qui nécessite la mise en œoeuvre de collaborations et une compétence spécifique. Le dépistage du risque prénatal est essentiel pour améliorer ces mauvais indicateurs. Il nécessite des compétences spécifiques avec une formation actualisée qui prend en compte les  recommandations récentes.

Méthode.
Dans le cadre d'un programme de développement professionnel continu, une action d'évaluation des pratiques qui a eu lieu de mai à décembre 2011 à la Réunion auprès de 50 médecins généralistes a permis d'identifier les besoins de formation et les difficultés de mise en œoeuvre d'actions collaboratives.  La méthode de l'audit clinique a été utilisée.

Résultat et discussion.
Cette action a permis l'identification d'importantes marges d'amélioration sur les thèmes de la prévention des malformations du tube neural, de la mise en oeœuvre de l'entretien prénatal, du dépistage du risque de trisomie 21 au 1er trimestre, du dépistage du diabète gestationnel, et de la pertinence de la prescription d'une échographie avant 11 SA. Cependant 40% des médecins participant à cette étude ont continué à prescrire des échographies précoces de datation et 20% d'entre eux ne mettent pas en œoeuvre d'entretien prénatal car le travail collaboratif avec les sages-femmes et la pertinence de cet examen ne sont pas intégrés à leurs pratiques. Des aspects liés à la sécurité et à la coordination des soins semblent être un frein à la performance.

Le médecin généraliste et le tabac chez les moins de 16 ans

Numéro : 18

Auteurs : N. Messaadi,  M.  Calafiore,  B. Cauvin,  S. Lemaire,  O. Cottencin
Email : nassirme@hotmail.com

Objectif.
Savoir si les médecins généralistes du Nord et du Pas-de-Calais réalisent un dépistage de la consommation de tabac chez les jeunes âgés de 12 à 16 ans.

Méthode.
Il s'agit d'une étude transversale portant sur 300 médecins de la région Nord-Pas de Calais (150 dans chaque département). Ces médecins ont été tirés au sort selon la méthode des quotas (avec le logiciel XLSTAT©). Après accord, nous leur faisions parvenir, par différents moyens (email, fax ou courrier selon leur choix), le questionnaire.

Résultats.
157 (68%) questionnaires ont été retournés. 37 % (58) des médecins demandaient systématiquement à leurs jeunes patients, lors de l'interrogatoire, s'ils fument. 58,5 % (92) le demandent parfois et 4,5 % (7) ne le demandent pas. L'information sur le tabac était délivrée par 86 % des médecins interrogés.

Conclusion.
Les médecins généralistes réalisent un dépistage de la consommation de tabac auprès des jeunes patients âgés de 12 à 16 ans. Pour ceux qui ne le font pas systématiquement voire jamais, le principal frein est le fait de ne pas y penser suivi de la présence des parents. Le manque de temps est évoqué par moins d'un tiers des médecins. L'action des médecins généralistes est une mesure parmi d'autres pour lutter contre le tabagisme chez les jeunes et doit être lue à travers un programme de santé publique plus vaste.

Les accidents de trajet des internes de médecine générale en France

Numéro: 88

Auteurs: D. Wascheul,  J.-P. Moreno,  R. Bardet
Email : remi.bardet@univ-fcomte.fr

Contexte.
Les accidents de trajet représentent en France la première cause de décès par accident de travail.

Objectifs.
Connaître chez les internes de médecine générale  la fréquence des accidents de trajet, des décès par accident de trajet et étudier leur lien avec différents facteurs.

Méthode.
Cette étude est basée sur un auto-questionnaire en ligne, volontaire et anonyme, rempli par chaque interne de médecine générale participant.

Résultats.
Dans la population des répondeurs, la fréquence des accidents de trajet avec atteinte corporelle était de 6.8 accidents de trajet avec atteinte corporelle pour 100 internes et par an, et celle des accidents de trajet sans atteinte corporelle de 24 accidents pour 100 internes et par an. Le taux de déclaration à l'employeur des accidents de trajet avec atteinte corporelle était de 19.4%. La mortalité par accident de trajet n'était pas nulle dans la population étudiée, mais la taille réduite de cette population ne nous a pas permis de retenir un taux de mortalité fiable.                Certaines caractéristiques de ces accidents différaient par rapport aux accidents de trajet de la population générale : prédominance des accidents en sens retour ; pas de différence significative du nombre d'accidents selon les régions ni selon le sexe pouvant être retenue. Les accidents sans atteinte corporelle étaient comme dans la population générale liés aux accidents avec atteinte corporelle.

Conclusion.
Les accidents de trajet sans atteinte corporelle doivent être étudiés au même titre que ceux avec atteinte corporelle, dans le but d'éviter la survenue de ces derniers. La fréquence élevée de ces accidents chez les internes de cette étude doit conduire à informer les internes sur ce risque, et à inciter à poursuivre la recherche des facteurs de risque sensibles à une action préventive.