Tutorat

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Le tutorat en troisième cycle de médecine générale en région Centre : représentations des tuteurs ayant testé deux formes de tutorat

Numéro : 27

Auteurs : C. Renoux,  N. Lestrade
Email: cecilerenoux.doc@orange.fr

Contexte.
Depuis 2004, chaque interne en DES de médecine générale à Tours est suivi par un tuteur qui l'accompagne dans la construction de son portfolio. En pratique, le tutorat individuel se heurte à de nombreuses difficultés. Une des évolutions mises en place est, depuis 2010, le tutorat en groupe. Chaque tuteur est responsable d'un groupe de 4 à 5 tutorés, se réunissant une fois par semestre, mais suit individuellement les acquisitions de chacun.
L'objectif principal de cette étude était de décrire les représentations et perceptions du tutorat des tuteurs ayant testé ses deux formes. Les objectifs secondaires étaient d'évaluer la satisfaction des tuteurs, énoncer leurs difficultés et leurs attentes, et proposer des pistes d'amélioration du suivi tutorial pour favoriser l'acquisiton et l'évaluation des compétences des internes.

Méthode.
Enquête qualitative descriptive par entretiens semi-dirigés de tous les tuteurs de la région Centre qui ont testé les deux modes de fonctionnement tutorial. Enregistrement des entretiens, retranscription intégrale, validation du contenu par les interwievés et analyse thématique de contenu par deux chercheurs indépendants.

Résultats attendus (analyse en cours).
Le tutorat en groupe permet, en les voyant plus régulièrement, de mieux connaître les internes, de stimuler la production de traces pour ainsi mieux les évaluer. Cette forme convient mieux aux tuteurs.

Discussion.
L'évocation par les tuteurs du tutorat de groupe se fait toujours en comparaison avec le tutorat individuel. Même si ce système en groupe n'est pas parfait, il permet de répondre concrètement à l'augmentation des promotions d'internes et de rester dans une démarche évaluative individuelle des compétences des internes.

Le tutorat en troisième cycle de médecine générale en région Centre : représentations des internes suivi en individuel ou en groupe

Numéro : 28

Auteurs: C. Renoux,  T. Basileu
Email: cecilerenoux.doc@orange.fr

Contexte.
Depuis 2004, chaque interne en DES de médecine générale à Tours est suivi par un tuteur qui l'accompagne dans la construction de son portfolio. En pratique, le tutorat individuel se heurte à de nombreuses difficultés. Une des évolutions mises en place est, depuis 2010, le tutorat de groupe. Chaque tuteur est responsable dun groupe de 4 à 5 tutorés, se réunissant une fois par semestre, mais suit individuellement les acquisitions de chacun.
L'objectif principal de cette étude était de décrire les représentations du tutorat des internes de la promotion 2010 où les deux types de tutorat coexistaient.
Méthode.
Une enquête qualitative descriptive par entretiens semi dirigés téléphoniques a été menée. Après une  retranscription intégrale, une analyse thématique de contenu a été réalisée.
Résultats.
Le tutorat est vu par les internes comme un « compagnonnage », où le tuteur est un guide au long des trois années de DES, bien plus qu'un évaluateur. Le tutorat en groupe est apprécié des internes, avec une meilleure qualité relationnelle avec le tuteur et une influence positive sur la compréhension et la production des traces dapprentissage. Les internes souhaiteraient une plus grande implication de leur tuteur au cours des différentes étapes de leur cursus (thèse, choix des formations complémentaires, installation et projet professionnel).
Discussion.
L'homogénéisation de la formation et des attentes des tuteurs et des autres généralistes enseignants optimiserait l'adhésion des internes au tutorat. Ce travail est en faveur du tutorat en groupe mais doit être complété par dautres évaluations afin d'améliorer le dispositif actuel et prouver la qualité du suivi tutorial, concernant l'acquisition des compétences en médecine générale.

Le co-tutorat : une réponse à une problématique d'effectif  des enseignants au sein des départements de médecine générale (DMG).

Numéro : 92


Auteurs : J.-C. Schwartz,  J. Pinot
Email : schwartzweb@gmail.com

Justification.
La pédagogie constructiviste facilite l'acquisition des compétences génériques de la médecine générale. Cette pédagogie implique le recrutement d'un grand nombre d'enseignants. L'évolution démographique de la profession serait un frein à cette expérience ?

Contexte de réalisation.
Un Département de Médecine Générale (DMG) en difficulté de recrutement de tuteurs.

Objectifs de réalisation.
Pérenniser le tutorat et ses qualités pédagogiques, enrichir l'équipe enseignante, maintenir le lien entre les anciens internes et le DMG.

Méthodes/Moyens utilisés.
L'équipe enseignante identifie les internes ayant validé leur DES, tentés par l'enseignement de la médecine générale . Ces derniers suivent une formation pédagogique au terme de laquelle leur est attribué un tuteuré et un co-tuteur (tuteur expérimenté référent).
Quatre binômes tuteur/tuteuré ont répondu à un questionnaire afin d'évaluer la qualité de ce co-tutorat et apprécier le ressenti des acteurs.

Résultats obtenus.
Le lien tuteur/tuteuré s'est formé rapidement par des rencontres réelles et virtuelles et la participation des jeunes tuteurs aux séances de groupe tutorat.
Les tuteurs exposent une implication  et une disponibilité effective, ils semblent très satisfaits de cette expérience et souhaitent la prolonger.
Les tuteurés n'ont pas signalé de variation dans la qualité de l'encadrement par rapport aux autres internes, les tuteurs répondent tout à fait à leur attente, et apprécient leur jeunesse.

Discussion.
  • Avantages/inconvénients d'un tuteur jeune
  • Critères de recrutement des jeunes tuteurs
  • Rôle du co-tuteur

Conclusion.
Le co-tutorat semble être une solution à la pérennisation du tutorat et de sa qualité au sein des DMG. Il serait aussi un moyen de garder le lien avec les anciens internes afin de  favoriser le recrutement des futurs maîtres de stage.

Analyse qualitative des attentes des internes en début de DES de médecine générale au sujet du tutorat

Numéro : 141

Auteurs : C.-M. Dutrop,  C. Praly Foucault,  F. Paumier Desbrieres
Email: cpraly@hotmail.com

Le collège national des généralistes enseignants promeut un tutorat pédagogique permettant l'évaluation des compétences dans le but de la certification. Nous avons recueilli les attentes des internes de médecine générale par rapport au tutorat ainsi que  leurs représentations du tuteur en début de DES.
Quatre focus groups ont été enregistrés, retranscrits, anonymisés puis analysés.
Les internes voient le tutorat comme un accompagnement permettant d'élaborer un projet de formation théorique et pratique, et comme un compagnonnage dont ils espèrent du soutien. Ils en attendent une aide pour organiser leur vie professionnelle et privée. Ils se questionnent par rapport à leur installation et à la mise en place de leur réseau professionnel. Leur représentation des tuteurs est hétérogène, les notions de confiance et d'identification sont au premier plan.
Les internes ne perçoivent pas le tuteur comme un évaluateur. Une meilleure information à ce sujet et la définition précise du programme du tutorat en permettraient une meilleure acceptation. Le tuteur pourrait avoir un rôle dans la prévention du syndrome de surmenage professionnel. Son expérience  pourrait palier  la méconnaissance des soins primaires par les internes. En personnalisant l'enseignement, le tutorat participe au maintien du compagnonnage. La question de l'identification et de l'appareillement du couple tuteur-tuteuré est au cœur des débats. Un système flexible est à privilégier.
Pour améliorer l'adhésion des internes, il semblerait utile d'organiser un événement dédié à la rencontre du couple tuteur-tuteuré, d'éduquer les internes dès le début du DES à la pratique du tutorat et de pointer leur intérêt à ce que le tuteur soit évaluateur dans le cadre de la certification. Une étude ultérieure devra analyser les effets ressentis par les internes en fin de DES au sujet du tutorat.

Evaluation par les internes de Médecine Générale de Lyon 1 du tutorat d''enseignement (première promotion 2006-2009)

Numéro : 164

Auteurs : C. Dupraz,  M. Flori,  . Zerbib,  X. Lainé,  C. Perdrix
Email: christian.dupraz@gmail.com

Contexte.
Le tutorat d''enseignement a été instauré en Novembre 2006 pour les internes de médecine générale (IMG) de notre faculté. Fin octobre 2009, son évaluation par la première promotion tuteurée était réalisable. Une étude transversale descriptive a été mise en place.

Objectif principal.
Evaluer par les IMG la pertinence des outils mis en place.

Objectifs secondaires.
Evaluer cet enseignement et  quelle perception avaient les internes du tuteur.
Un courriel était envoyé à l''ensemble des tuteurs leur demandant de retransmettre le questionnaire joint à leurs tuteurés. Il associait questions fermées et ouvertes.
105 IMG sur 110 avaient une adresse internet, 103 étaient inclus, 81 avaient rendu un questionnaire exploitable. Les outils appréciés étaient les rendez-vous individuels, les vignettes cliniques, les groupes d''échange de pratique (GEP) et de documentation clinique (GDOC), la journée d''accueil au cabinet du tuteur, la tenue du livret de bord. Ces outils sont pertinents dans le sens qu''ils rapprochent l''IMG de sa spécialité, et de son exercice ambulatoire. Certains apparaissaient chronophages (les vignettes) d''autres fastidieux (le livret de bord). Le tutorat favorisait la recherche documentaire, l''acquisition de compétences cliniques. Il  apportait peu d''aide au choix des stages (74%), ou pour réaliser la maquette (58%). Le tutorat  permettait d''être plus actif dans sa formation (50%), 59% le percevait comme un enseignement complémentaire, 54% comme un compagnonnage.
76,5% percevait le tuteur comme un référent, 75,2% comme un superviseur, 65,3% un enseignant.

Le tutorat d'enseignement montre qu''il rapproche les IMG de leur exercice futur. Il favorise l''acquisition de compétences et d''esprit critique. Le tuteur est clairement identifié comme un enseignant différent d''un maitre de stage. Une optimisation est possible, et des pistes ont été proposées.

Evaluation de l'impact sur la fonction tutorale de la mise à disposition de portfolios électroniques et l'obligation aux internes de production de deux traces semestrielles.

Numéro : 95


Auteurs: J.-C. Schwartz,  J. Pinot,  A. Radjou
Email: schwartzweb@gmail.com

Dans le cadre du tutorat du DES de médecine générale, la charge des tuteurs durant les trois années est lourde. Les DMG se doivent d''être facilitateurs en proposant des outils et cadres réglementaires efficients.

Contexte de réalisation.
Depuis deux ans, deux modifications importantes ont été établies afin d'améliorer le tutorat : la mise en place de portfolios électroniques, et l'obligation aux internes de produire un RSCA et une trace par semestre.

Objectifs de réalisation.
Une enquête a été réalisée en 2009 sur le fonctionnement du tutorat. Une nouvelle enquête est réalisée deux ans plus tard afin d'évaluer l''impact sur la fonction tutorale de ces deux innovations. 

Matériel et méthode.
Étude qualitative descriptive et analytique réalisée par enquête exhaustive. Les tuteurs du DMG ont répondu à un questionnaire en ligne intégrant les items de la première enquête enrichis de questions spécifiques au portfolio électronique.

Résultats.
Le taux de réponse est de 89.8%. L''obligation de validation des traces semestrielles est louée par 71.8% des tuteurs. 10.3% des tuteurs déclarent un stress supplémentaire. La majorité des tuteurs considèrent que l''outil en ligne facilite la validation des travaux, la visibilité des activités, la progression des tuteurés, mais ne supplante pas les rencontres individuelles. Ils déclarent que la version actuelle de l''outil facilite la certification, mais nécessite des améliorations.

Discussion-Conclusion.
L''obligation de production des traces d''apprentissage semble être facilitante pour certains tuteurs et contraignante pour d''autres. Le web 2.0 est le support d''une interaction à distance, entre le tuteur et le tuteuré, en direct ou différé, facilitant les échanges et structurant le portfolio. Cette obligation de production rythmée et cet outil novateur contribuent à un meilleur aperçu de la progression de l''acquisition des compétences et serviront la certification.

Un tutorat basé sur l'acquisition des compétences

Numéro: 140

Auteurs: V. Personne,    J.-C. Schwartz
Email: docrichemond@orange.fr

Contexte et objectifs.
Le DES de médecine générale a pour objectif l''acquisition des compétences. Le tutorat a été mis en place pour aider les internes à construire ces compétences et leur projet professionnel. Notre département de médecine générale a mis en place le tutorat individuel en 2002 et le tutorat collectif en  2006. Cette expérience pédagogique est en perpétuelle évolution, depuis son instauration notamment grâce aux retours des enseignants  et des enseignés.

L'objectif est de réaliser un état des lieux du tutorat à l'automne 2012, notamment concernant l'acquisition des compétences. Il s' agit de pointer les qualités et les lacunes du système en place.

Matériel et méthode.
Etude quantitative descriptive réalisée à partir des résultats d'un questionnaire distribué aux étudiants de fin de TCEM3. Celui-ci a permis d'évaluer le tutorat individuel et collectif (connaissances et représentations des internes autour  des compétences génériques, lieux d'acquisition , personnes ressources, etc) à l'aide de questions fermées et de commentaires libres.

Résultats.
Le taux de participation des étudiants est de 75%.
Les principaux résultats montrent une grande hétérogénéité des connaissances et représentations des internes concernant les compétences génériques. La théorisation de la pratique médicale  à travers la notion de compétence est abstraite pour les 2/3 d'entre-eux. Enfin le tutorat actuel ne semble pas répondre suffisamment aux besoins des internes ainsi qu'aux  exigences de certification.

Conclusion.
Ces résultats traduisent la difficulté de mettre en place un nouveau paradigme pédagogique.
Cela nécessite une adaptation des méthodes pédagogiques et une formation des enseignants. Cela implique également de concilier les exigences d'une certification tout en garantissant une formation adaptée aux besoins des étudiants. Le tutorat mis en place jusqu'à présent ne semble pas suffisamment favoriser l'acquisition des compétences. Ces résultats confirment donc la nécessité de réorganiser le tutorat autour de l'acquisition et de la certification des compétences pour la rentrée 2012.

La perception du tutorat chez les internes de médecine générale

Numéro: 190

Auteurs : C. Reinert,  M. Flori
Email: krine@alinto.com

Le tutorat a été mis en place en 2006 dans notre faculté. Cinq ans après, l'avis des internes de médecine générale (IMG) sur le tutorat reste méconnu. L'objectif principal de notre étude était de recueillir l'opinion de l'ensemble des IMG sur le tutorat, l'objectif secondaire d'évaluer la pratique du tutorat par rapport aux exigences théoriques.

L'étude transversale descriptive a été réalisée par un questionnaire distribué aux IMG lors du choix de stage en avril 2012.
202 IMG sur les 479 présents (42%) ont répondu au questionnaire.
Grâce au tutorat, 7% des IMG pensent acquérir de l'autonomie et 13% les compétences requises pour le DES. 47% le jugent utile pour solutionner un problème rencontré en stage ou en formation théorique. Il est un accompagnement pour 64% des IMG, 80% des TCEM1 et 38% des TCEM3.
83% des IMG ont rencontré individuellement leur tuteur. Plus des 2/3 trouvent ce rendez-vous utile, notamment pour élaborer le projet professionnel et rédiger ou soutenir leur thèse. 73% pensent que les groupes d'échange de pratique permettent une meilleure approche de la médecine générale. Le remplissage du carnet de bord est hétérogène. 46% estiment qu'il n'est pas utile.
Dans les questions ouvertes, les IMG indiquent que l'accompagnement des tutorés est impersonnel et varie selon les tuteurs. Le tutorat invite à la recherche documentaire, renforce les liens entre les internes et avec le collège universitaire de médecine générale.

Le tutorat semble être apprécié des internes. Les avantages perçus par les IMG ne correspondent pas aux objectifs pédagogiques du tutorat. Cette inadéquation incite à travailler davantage  sur ces concepts lors des groupes d'échange de pratique pédagogique entre tuteurs et représentants des IMG.