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Etude FPDM (Family Practice Depression and multimorbidity): traduction aller retour de la définition de la multimorbidité en français.

Numéro: 71

Auteurs: J.-Y. Le Reste,  P. Nabbe,  A. Le Pabic,  A. Calvez,  M. Barais,  P. Barraine,  B. Le Floch,  H. Van Marjwick,  C. Liétard,  P. Van Royen
Email : lereste@univ-brest.fr

Contexte.
Dans le cadre de l'étude FPDM une définition exhaustive de la multimorbidité a été réalisée grâce à une revue systématique de la littérature. Cette définition devait être traduite en Français pour participer aux études qualitatives européennes permettant de définir la valeur ajoutée des médecins généralistes au concept de multimorbidité.

Méthode.
Traduction aller retour à l'aide d'une procédure de consensus delphi. L'échantillon était constitué d'un groupe de 30 généralistes experts, anglophones impliqués dans la recherche ou l'enseignement de la discipline. Une première traduction établie par trois chercheurs a été soumise par mail au groupe. Le consensus était défini par au moins 70 % des notations supérieurs ou égales à 7 sur une échelle de 1 à 10. En cas d'absence de consensus une nouvelle traduction était proposée en fonction des remarques des participants. Après la réalisation du consensus une traduction retour était effectuée et soumise aux auteurs originaux de la définition pour validation finale.

Résultats.
Trois tours ont été nécessaires pour obtenir ce consensus :  la multi-morbidité est définie comme toute combinaison d'une maladie chronique avec au moins : une autre maladie (aiguë ou chronique) ou un facteur biopsychosocial (associé ou non) ou un facteur de risque somatique. Les effets de la multi-morbidité peuvent être modifiés par : tout facteur biopsychosocial, tout facteur de risque somatique, le réseau social, le poids des maladies, la consommation de soins de santé et les stratégies adaptatives du patient. La multi-morbidité peut modifier les résultats de santé et mener à une augmentation du handicap ou à une diminution de la qualité de vie ou à la fragilité. »


Conclusion.
La traduction  française de la définition de la multimorbidité est achevée. Les équipes polonaise, croate, grecque, allemande, espagnole, bosniaque, italienne et bulgare sont en train d'achever le même travail.

Etude FPDM (Family Practice Depression and multimorbidity) : Multimorbidité, comment est compris le terme condtion par les médecins  généralistes ?

Numéro: 72

Auteurs: J.-Y. Le reste,  P. Nabbe,  K. Bosseur,  A. Calvez,  M. Barais,  B. Le Floch,  B. Chiron,  P. Barraine,  H. Van Marjwick,  P. Van Royen,  C. Liétard
Email: lereste@univ-brest.fr

Contexte.
La multimorbidité est définie par l'OMS comme la cooccurrence de, au moins,  deux conditions médicales chez un individu. Ce terme de condition médicale n'est pas explicite pour l'inclusion des patients par les médecins généralistes (MG) de l'étude FPDM. L'objectif était de découvrir comment les MG interprétaient le terme « condition médicale » et de proposer une définition de la multimorbidité à partir de cette interprétation.


Méthode.
Qualitative par focus groups de MG français. L'échantillon a été établi de façon raisonnée pour répondre au principe de variation maximale. Le scénario des focus groups a été construit et testé par un groupe de sept chercheurs. Les focus groups ont été enregistrés et retranscrits intégralement. L'analyse a été réalisée en théorie fondée par deux chercheurs indépendants avec mise en commun finale. La collection des données a été poursuivie jusqu'à saturation.

Résultats.
Réalisation de 4 focus groups comprenant 27 MG.  La variation maximale était complétée. La saturation des données a été atteinte sur le codage thématique au troisième focus. Un quatrième a été réalisé pour s'en assurer. La définition suivante a été finalisée : la multimorbidité est définie comme l'association de maladies chroniques ou aigues associées à des facteurs de risque, ou des traitements lourds. Elle est modulée par des facteurs démographiques, sociaux, psychologiques mais aussi par la consommation de soins, les stratégies d'adaptation du patient, ses habitudes de vie, son réseau social et la prise en charge par le MG. Elle peut amener à la dépendance et à l'instabilité.


Conclusion.
Le terme de condition médicale définissant la multimorbidité pour l'OMS a été explicité par les MG français. Une définition en a été extraite qui est à comparer à celle des études auprès des MG européens. Ceci permettra de tenir compte des variations contextuelles liées aux différents systèmes de santé.

MGwiki : un site expérimental à destination des internes de médecine générale et de leurs tuteurs.

Numéro: 75

Auteurs : A. Brulet,  L. Letrilliart
Email: alexandre.brulet@laposte.net

Contexte.
L'un des enjeux de la formation médicale initiale est d'impulser une dynamique d'intégration des données issues de la médecine factuelle dans les pratiques médicales. L'utilisation d'un wiki pourrait y contribuer en proposant aux étudiants de construire eux-mêmes une base de connaissances adaptées à la pratique clinique. Notre projet consiste à développer et à évaluer un wiki expérimental dédié à la médecine générale.

Méthode.
A partir de novembre 2012, MGwiki sera à la disposition des internes et de leurs tuteurs au sein de notre université. Il servira de support de recueil pour les travaux de recherche documentaire effectués dans le cadre des Groupes d'échanges de pratiques (GEP). Selon le sujet traité l'étudiant pourra soit créer un nouvel article, soit mettre à jour et approfondir un article déjà existant. Les points essentiels de la discussion du GEP seront reportés sur l'espace de discussion dédié. L'expérimentation se déroulera sur deux semestres consécutifs. Des maîtres de stage universitaires et des internes seront formés à l'utilisation du wiki.

Résultats attendus.
L'évaluation pédagogique apportera des éléments de réponse sur la pertinence de son utilisation dans le cadre de la formation médicale. L'évaluation structurelle permettra de rédiger un cahier des charges précis en vue d'adapter le logiciel aux besoins de la documentation en médecine générale.

Conclusion.
Cette démarche originale s'inscrit dans une perspective de mutualisation des connaissances en médecine générale. Le projet est ouvert à des collaborations inter-universitaires.

La distribution d''un document avant le cours améliore-t-elle la mémorisation des internes de médecine générale ?

Numéro: 111

Auteurs: Y. Sevrin
Email: ysevrin@gmail.com

Contexte.
La première motivation des étudiants de médecine générale  pour venir assister au cours est leur validation  du DES. Ils viennent sans toujours connaître le sujet et ils semblent retenir peu d'éléments du cours. Un des mécanismes de la mémoire est la répétition.  Nous avons cherché à savoir si l'envoi d'un document pédagogique avant le cours améliore la mémorisation.

Méthodes.
Les étudiants ont été séparé en deux groupes : test et témoin. Un document pédagogique sur les infections sexuellement transmissibles (IST) a été envoyé 2 semaines avant le cours, uniquement pour le groupe test. Tous les étudiants ont répondu à un cas clinique en rapport avec les (IST), en début du cours, à la fin du cours  puis 5 semaines après. Le groupe test a répondu, en plus, au même cas clinique 4 semaines avant le cours. Les cas cliniques ont été corrigés par un seul correcteur selon une grille de barème sur 100.

Principaux résultats.
Les étudiants étaient répartis de manière uniforme entre les différentes années d'études (p=0,8). Le groupe témoin a eu en moyenne 33/100 en début du cours, 39/100 en fin de cours et 34/100 à 5 semaines après le cours. Le groupe test a eu en moyenne 34/100 à 4 semaines avant le cours, 38/100 en début de cours, 41/100 en fin de cours et 42/100 à 5 semaines après le cours. La différence des notes entre le premier cas clinique et le dernier est plus importante pour le groupe test avec + 9 points (p< 0,001) que pour le groupe témoin avec +1 point (p=0,58).

Conclusion.
L'envoi d'un document permet une meilleure mémorisation des étudiants. Des études complémentaires permettraient de savoir si cela est dû à la répétition des données ou au statut de l'erreur.

Mise en ligne de la première revue étudiante en soins primaires française : e-respect

Numéro: 107

Auteurs: I. Bastide,    M. Radenne,  J.-B. Bossard,  E. Escourrou,    P. Lansalot,  D. Driot,    M.-E. Rouge Bugat,  J. Philipps,  J. Dupouy,  P. Bismuth,  P. Boyer,    M. Bismuth,    B. Escourrou,    B. Chicoulaa,  T. Brillac,  A. Freyens,    S. Oustric
Email: m.bismuth@wanadoo.fr

Justification.
Devant l''importance de sensibiliser les étudiants à la rédaction médicale et à ses règles, et face à l''absence de revue d''étudiants en soins primaires en France en 2011, notre DUMG a décidé d''en créer une superposable au format « student newspapers » anglo-saxon et de la mettre en ligne. 

Méthode.
Le comité de rédaction  représenté par des seniors (médecins enseignants) et des juniors (externes, internes et CCU) est constitué selon l''organigramme d'une revue scientifique médicale.
Les articles soumis par les étudiants, CCU, internes ou externes, intègrent le circuit éditorial sont publiés s''ils sont acceptés.
Mise en page, conception et optimisation graphique, sont développées par le DUMG encadré par un webdesigner professionnel.
La formule d'hébergement du site permet un trafic mensuel illimité, une protection anti spam et antivirus. Le développement permet au site de s''adapter à la taille de l''écran du visiteur. La revue est téléchargeable. L''analyse d''audience est assurée par google analytics.

Résultats.
Création de la revue, son titre : e-respect (Revue des Étudiants en Soins Primaires et Chercheurs Toulousains). Les postes de directeurs de publication et rédacteurs en chef comportent chacun autant de juniors que de séniors. L''équipe éditoriale réunit 15 séniors et 12 juniors.
Mise en ligne du numéro zéro en mars 2012 comprenant une rubrique actualités (médicales, universitaires, professionnelles) deux articles originaux, deux cas cliniques, un article de LCA, une rubrique actualités des associations. Le nombre de visites du site comptées est de 2886 en 6 mois.
Référencement de la revue dès le mois d''avril par d''autres sites

Discussion.
L''objectif de la revue (apprendre à consulter, discuter, rédiger, soumettre ou relire des articles de manière critique) a largement été atteint dès le premier semestre d''existence du projet.  L''écho auprès des étudiants dans la presse papier et web sont autant d''encouragements pour continuer !

RSCA et compétences dans l'enseignement facultaire

Numéro: 124

Auteurs : J.-G. Buisson,  M. Prevost,  N. Lauchet,  N. Dumoitier,  D. Ménard
Email : dbuchon001@rss.fr

La mise en place de l'approche par compétence dans l'enseignement facultaire du DES de Médecine Générale, a inspiré à l'équipe enseignante une utilisation nouvelle de la production des RSCA des internes.
Alors que nous utilisions des situations type "cas cliniques" construits pour illustrer nos objectifs pédagogiques, nous avons choisi de chercher des "situations emblématiques" telles que celles du référentiel pour travailler par compétences génériques.
Il est ainsi prévu de demander aux internes de produire un RSCA par séance, et de décliner, à partir de ce travail, l'ensemble des compétences mobilisées, avec l'ensemble du groupe d'étudiants.

L'avantage de la méthode est qu'elle motive de façon active (intrinsèque), les étudiants rédacteurs, qu'elle permet d'éviter les faux RSCA (copiés ou volés!), et qu'elle permet l'implication des étudiants sur des cas réels.
Des inconvénients peuvent être trouvés : les récits sont parfois éloignés de situations de soins primaires, l'équipe enseignante doit être capable de réagir face à des questions non préparées, certains sujets d'enseignement sont mal illustrés par des RSCA, enfin les "présentation théoriques" chères à certains enseignants deviennent obsolètes ...
En pratique et afin d'éviter ces inconvénients, il est prévu de préparer, avec les étudiants (au mieux un binôme par RSCA), au moins deux semaines à l'avance, les séances d'enseignement.

Tous les étudiants de chaque promotion seront ainsi, deux à trois fois par an, "producteurs" de l'enseignement.
Les tuteurs, qui ne participent pas nécessairement à l'enseignement facultaire, sont associés à la rédaction des RSCA, à leur guise.
Rapidement, les internes s'approprient la notion de compétence et l'application de celles-ci dans les situations qu'ils rencontrent en stage. Leur implication dans l'enseignement est très motivant.
Une évaluation de la méthode est envisagée, dans le courant de l'année 2012/2013.

Les cartes conceptuelles : un outil à implanter pour représenter et évaluer l'acquisition des compétences des internes de médecine générale.

Numéro : 245

Auteurs: P. Archambault,  J. Gomès
Email: pierrick.archambault@cegetel.net

La carte conceptuelle est une technique pédagogique d'organisation et de représentation graphique évolutive des connaissances basée sur des relations de sens entre des concepts. Sa vocation est de gérer la complexité, elle est utilisée pour représenter la structure cognitive d'une personne et permet de voir comment celle-ci élabore et mémorise ses connaissances.
Cet outil est très peu utilisé dans l'enseignement de la médecine générale alors que, comme outil créatif, il permet l'organisation et la mémorisation des connaissances. Il a toute sa place dans le champ pédagogique de l'approche par compétences, pour la représentation de l'acquisition des compétences génériques et aussi pour son évaluation.

Contexte de réalisation.
Le socle du programme d'enseignement du troisième cycle de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Poitiers est une pédagogie « centrée sur les apprentissages » repensée par le biais d'une approche par compétences.
Plusieurs outils pédagogiques ont été retenus pour évaluer l'acquisition des compétences des IMG : le cahier d'auto évaluation, le récit de situations complexes et authentiques, le dossier d'apprentissage, les tâches pédagogiques de présentation.
Les cartes conceptuelles devraient être ajoutées aux outils existants.

Objectifs de réalisation.
Les internes de médecine générale devront pouvoir élaborer des cartes conceptuelles représentant leur acquisition des compétences et qu'ils intègreront à leur dossier d'apprentissage.

Méthodes/moyens utilisés.
Implantation dans le troisième cycle d'une  formation à l'élaboration et à l'utilisation des cartes conceptuelles pour les internes de médecine générale.

Résultats espérés.
Dans le contexte de l'évaluation des compétences et de validation du DES, le dossier d'apprentissage devrait contenir des cartes conceptuelles rendant compte, tout au long du cursus, de la façon dont l'IMG mobilise et combine des ressources, ses savoirs, savoir-faire et savoir-être.